Vidéo Attentats du 13-Novembre : invité de France 2, François Hollande revient sur "des heures et des minutes épouvantables"

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Attentats du 13-Novembre : François Hollande revient sur "deux heures et des minutes épouvantables"
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Celui qui était président de la République le soir des attentats a raconté mardi au journal de 20 heures comment il a vécu cette nuit.

Il sera appelé à témoigner au procès des attentats du 13-Novembre, qui s'ouvre mercredi à Paris. François Hollande, qui était le président de la République ce 13 novembre 2015, était l'invité de France 2 mardi 7 septembre. Il est revenu sur ses souvenirs de cette nuit, et notamment "les heures et les minutes épouvantables" durant lesquelles il a attendu de savoir si l'assaut au Bataclan permettrait de sauver les otages et de neutraliser les terroristes.

François Hollande a d'abord raconté le moment où il a appris que des attaques étaient en cours, alors qu'il assistait à un match au Stade de France. Il a justifié le choix de ne pas faire évacuer le stade, devant lequel trois terroristes s'étaient fait sauter : "Nous avons pu éviter ce que cherchaient les terroristes, c'est-à-dire créer un effet de peur" qui aurait pu entraîner des morts, a-t-il estimé.

"Je me dis 'est-ce que c'est vraiment fini ?'"

Arrivé à la cellule de crise au ministère de l'Intérieur, François Hollande donne l'ordre de lancer un assaut sur les terroristes retranchés au Bataclan, où ils ne tirent plus, mais retiennent des otages. "Mais entre le moment où je donne l'ordre et le moment où, avec un courage extraordinaire, les policiers vont pouvoir sauver les otages et neutraliser les terroristes, il s'écoule deux heures", se souvient-il. "Des heures et des minutes épouvantables".

L'ancien président défend également son choix de se rendre sur place, malgré les risques encourus, qu'il dit ne pas avoir craints : "Ce que je ne voulais surtout pas, c'était gêner les services de secours." 

Sur place, il explique avoir vu des victimes sortir de la salle de concert. Il se souvient aussi avoir craint d'autres attaques : "Quand je m'exprime dans la nuit, je me dis 'mais est-ce que c'est vraiment fini ? Est-ce qu'il ne va pas y avoir d'autres attaques ?" C'est l'attente qu'il exprime avant l'ouverture du procès, dont il espère qu'il "va servir à nous dire s'il n'y avait pas d'autres attaques qui étaient prévues." ll doit témoigner le 10 novembre prochain.

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