Assaut à Saint-Denis : non, la voisine interrogée à la télévision ne portait pas une burqa

Voisine de l'appartement visé par la police, mercredi, lors de l'assaut à Saint-Denis, cette femme a dissimulé son visage durant l'interview pour garder son anonymat.

Une voisine de l\'appartement visé par une opération anti-terroriste, le 18 novembre 2015 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Une voisine de l'appartement visé par une opération anti-terroriste, le 18 novembre 2015 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). (FRANCE 2)

"Je me suis cachée, j'ai essayé de me protéger et d'aller aux toilettes, mais il y avait des explosions. (...) On voyait des balles, des lumières, des lasers qui venaient vers nous." Une voisine de l'appartement visé lors de l'assaut de la police à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et interviewée sur plusieurs chaînes de télévision, mercredi 18 novembre, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

Cachant son visage avec un pan de son voile, de nombreux internautes se sont indignés que les chaînes diffusent une femme portant ce qu'ils considéraient comme un "niqab" (voile intégral couvrant tout le visage, sauf les yeux). "Le voile intégral est interdit en France !", s'insurge ainsi l'un d'entre eux, quand un autre compare la ville de Saint-Denis à Raqqa, le fief des jihadistes du groupe Etat islamique en Syrie. La députée européenne Les Républicains, Nadine Morano, s'est aussi "indignée" de la situation.

Un voile pour garder l'anonymat

Or, la jeune femme a choisi de cacher partiellement son visage pour préserver son anonymat, précise i-Télé. "Cette femme ne porte pas de niqab, elle a mis un voile pour rester anonyme", assure la chaîne. Certains internautes ont alors répliqué que l'équipe de télévision aurait pu "flouter la jeune femme" ou la "filmer de dos".

Sur Twitter, la journaliste d'i-Télé qui a réalisé cette interview a répondu à Nadine Morano pour de nouveau expliquer que la jeune femme souhaitait uniquement garder l'anonymat.

Lors de l'assaut, ciblant l'organisateur présumé des attentats du 13 novembre, huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue et deux sont mortes, dont une femme kamikaze.