Cet article date de plus de cinq ans.

Attentats de Paris : comment comprendre l'indemnisation des victimes et de leurs proches?

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 3 min.
Attentats de Paris : comment comprendre l'indemnisation des victimes et de leurs proches ?
FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

Plusieurs dispositifs existent pour aider financièrement les familles victimes d'attentats mais ils sont évalués selon des éléments précis. France 2 fait le point en compagnie de la Fenvac, la fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs.
 

Stéphane Gicquel est secrétaire général de la Fenvac, la fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs. Une fédération intégrée à la cellule interministérielle d'aide aux victimes. Depuis les attentats du vendredi 13 novembre, la tâche est immense pour la Fenvac. "Nous avons déjà traité un grand nombre de contacts avec les familles endeuillées pour préparer les obsèques, la préparation des corps. On commence à recevoir des appels de personnes blessées ou impliquées qui ne savent pas véritablement si elles ont droit à une indemnisation", explique le secrétaire général.

Un diagnostic

En France, contrairement à certains pays anglo-saxons, l'indemnisation des victimes de telles tragédies ne repose pas sur la charité.Un fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme alimenté par une contribution prélevée sur les contrats d'assurance est disponible. L'argent donné à une victime d'attentats est déterminé par une somme qui "équivaudrait à une douleur". "Il y a toujours ce débat de dire est-ce qu'on peut mettre une somme d'argent sur tout, mais il faut savoir que les attentats vont impacter la vie de dizaines de milliers de personnes et vont avoir des répercussions sur les vies intimes, les vies professionnelles, familiales. Il faut que la victime - et c'est pour ça qu'elle a besoin d'un avocat - établisse un véritable diagnostic de toutes les conséquences (...)", explique aussi Stéphane Gicquel.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.