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Vidéo Polémique sur la sécurité à Nice le 14 juillet : Cazeneuve dénonce des "manoeuvres de basse politique"

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La policière assure qu'un représentant de la Place Beauvau lui a donné pour instruction de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l'attaque. Le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il allait porter plainte.
FRANCE 2
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La policière assure qu'un représentant de la Place Beauvau lui a donné pour instruction de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l'attaque. Le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il allait porter plainte.

"Aucun membre de mon cabinet n'a été en contact avec madame Bertin." Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé une "campagne de vilenies" à son encontre, et déploré les "mensonges" de responsables politiques niçois, dimanche 24 juillet sur France 2.

Un peu plus tôt dans la journée, le ministre a été accusé par une policière municipale d'avoir fait pression pour modifier un rapport sur la sécurité du 14-Juillet à Nice, marqué par un attentat. Selon Sandra Bertin, cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de Nice, qui centralise la vidéosurveillance, "le cabinet du ministre de l'Intérieur a envoyé un commissaire au CSU" qui l'a "mise en ligne avec la Place Beauvau" pour lui faire modifier un rapport sur les moyens policiers déployés sur la Promenade des Anglais le soir du 14 juillet. Des accusations contre lequel Bernard Cazeneuve a porté plainte en diffamation. "Je suis tout à fait serein sur la suite que la justice fera à ma plainte, car je sais la vérité", a assuré le ministre.

"J'ai la nausée de voir ce qui se passe"

"Je n'ai demandé aucun rapport", a ajouté le ministre de l'Intérieur. "Cela fait dix jours que nous sommes quasi quotidiennement confronté à des attaques, des insinuations, des mensonges de la part de gens à Nice qui, pour certains, exercent des responsabilités politiques", a-t-il déclaré au 20 heures, évoquant des "manœuvres de basse politique". Le ministre de l'Intérieur a également indiqué qu'il avait "la nausée de voir ce qui se passe" et un "profond dégoût".

"La campagne acharnée qui est menée contre moi est une campagne dont je sortirai renforcé car c'est une campagne de vilenies, de calomnies face à laquelle je rendrai coup pour coup, a-t-il insisté. Je n'accepterai pas qu'on continue à mettre en cause mon honneur et ma dignité de ministre de l'Intérieur."

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