Rapatriement de jihadistes français : la France "envisage plusieurs scénarios" mais "rien n'est acté"

Contrairement à ce qu'a pu évoquer la presse, le rapatriement de jihadistes français par deux avions américains n'est qu'une option envisagée parmi d'autres, dont celle de les laisser sur place.

Des prisonniers soupçonnés d\'appartenir au groupe Etat islamique attendent d\'être emmenés vers un camp de prisonniers dans la province de Deir Ezzor, le 30 janvier 2019. (illustration)
Des prisonniers soupçonnés d'appartenir au groupe Etat islamique attendent d'être emmenés vers un camp de prisonniers dans la province de Deir Ezzor, le 30 janvier 2019. (illustration) (DELIL SOULEIMAN / AFP)

Selon une source proche du dossier contactée vendredi 8 février par franceinfo, la France "envisage plusieurs scénarios" dans le dossier du rapatriement des jihadistes français en Syrie, mais "rien n'est acté".

L'option évoquée dans la presse de faire appel à "deux avions américains pour ramener près de 150 Français de Syrie" n'est "qu'une option parmi d'autres". "Rien n'est acté, c'est une piste de travail, il y a plusieurs dossiers sur la table", a précisé cette source, "pour éviter la dispersion" des jihadistes.

Parmi les autres options : les laisser sur place

Le retrait des forces américaines sur place annoncé par Donald Trump, "amène les autorités de tous les pays à envisager différentes options", a-t-elle poursuivi.

"Le président nous a demandé de travailler sur le dossier, de trouver des solutions [...] Parmi les options étudiées, il y a aussi celle de laisser ces jihadistes sur place."

Enfin, concernant le chiffre évoqué dans la presse, "il ne correspond à rien, les chiffres sont fluctuants, il y a encore des combats en cours", a expliqué cette source.

Interrogée sur le dossier, la ministre des Armées Florence Parly a de son côté refusé de valider ou d'invalider quelque hypothèse que ce soit.