Seine-Saint-Denis : l'IGPN enquête sur des violences après la plainte d'une enseignante gravement blessée

L'enseignante de 51 ans a été opérée d'une fracture du tibia et péroné, des blessures ayant entrainé 45 jours d'interruption totale de travail.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Le logo de l'Inspection générale de la police nationale, à Paris, le 13 juin 2019. (OLIVIER LEJEUNE / LE PARISIEN / MAXPPP)

Une enquête pour violences volontaires a été ouverte par la "police des polices" après la plainte d'une enseignante, a appris l'AFP mercredi 19 juillet auprès de son avocat et du parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Elle accuse deux policiers de l'avoir violentée à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) le 30 juin, dans un contexte de violences urbaines.

Peu avant 3 heures du matin, cette professeure des écoles rentrait à vélo chez elle, après une soirée chez des amis, quand elle s'est arrêtée sur la place de la mairie où un camion était incendié. Deux policiers se sont dirigés vers elle, lui ordonnant de quitter les lieux, a-t-elle témoigné auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), selon le procès-verbal de sa plainte consultée par l'AFP.

Opération pour fracture, et 45 jours d'ITT

L'enseignante de 51 ans aurait alors été poussée au sol par l'un des agents, puis menottée. "Je suis par terre, j'ai un poids sur le dos et j'ai mal, mal, mal à la jambe", a témoigné la quinquagénaire dans sa plainte. Transportée à l'hôpital, elle a été opérée d'une fracture du tibia et péroné, des blessures ayant entrainé 45 jours d'ITT (interruption totale de travail), selon la plainte. "Elle a subi des violences au sol par les deux policiers", a déclaré son avocat, Arié Alimi. "D'autres policiers sont alors intervenus pour faire cesser les violences", a-t-il ajouté, déplorant "une action d'une sauvagerie absolue".

Selon la version policière, lors d'une altercation verbale, l'enseignante aurait hurlé des insultes aux agents et c'est dans le cadre de son interpellation, se débattant, qu'elle serait tombée de son vélo, a rapporté une source proche du dossier.

Le syndicat CGT Educ'action 93, dont la professeure est membre, a dénoncé "ces violences insupportables" (...) symptômes de l'impunité policière, de comportements ultra agressifs à l'égard de la population, en particulier celle des quartiers populaires".

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