Paris : trois policiers soupçonnés de violences aggravées relaxés en appel

Ces agents étaient accusés par dix-huit jeunes de contrôles abusifs et de violences.

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Radio France
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Des policiers au Palais de Justice de Paris en mars 2018.  (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Trois policiers, soupçonnés de violences aggravées contre des jeunes dans le 12e arrondissement de Paris, ont été relaxés en appel, a appris franceinfo vendredi 23 octobre auprès de l’avocat des forces de l’ordre. En première instance en avril 2018, ils avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris à cinq mois de prison avec sursis et 2 000 euros de dommages et intérêts chacun.

Enfin la justice est rendue dans cette affaire montée de toute pièce par les plaignants et les associations

Jérôme Andrei, l'avocat des policiers

à franceinfo

Une plainte avait été déposée en décembre 2015 par 18 garçons et filles de 14 à 18 ans qui dénonçaient un harcèlement policier brutal lors de contrôles d'identité dans leur quartier. Les policiers visés appartiennent au groupe de soutien des quartiers du 12e arrondissement de Paris. Les jeunes dénonçaient des contrôles sans motifs, accompagnés d'insultes, parfois racistes, de coups et pour les garçons d'humiliations lors des palpations de sécurité, gestes que leurs avocats qualifient d'agressions sexuelles.

Jérôme Andrei, l’avocat des policiers s’est félicité de cette relaxe en appel : "La cour d'appel a rappelé qu'en l'absence de preuve on ne condamne pas. L'honneur de ces policiers accusés injustement est rétabli", a-t-il poursuivi.

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