VIDEO. Manifestations contre les violences policières : Christophe Castaner a "abandonné les policiers en rase campagne", estime Nicolas Bay

L'eurodéputé RN dénonce une "utilisation" de la mort de George Floyd par le "gang Traoré".

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

Des milliers de personnes ont manifesté samedi pour dénoncer le racisme et les violences policières à Paris, à l'appel notamment du comité Adama Traoré, ce  jeune homme mort en juillet 2016 après son interpellation par des gendarmes en région parisienne. "À chaque fois, on a le prétexte officiel qui est une manifestation contre les violences policières qui aboutit en pratique à des violences contre les policiers", affirme sur France Inter dimanche 14 juin Nicolas Bay, eurodéputé Rassemblement National. Les policiers ont fait l'objet de "violences inouïes", selon lui.

On voit bien que derrière tout ça, il y a une volonté pour certains, une toute petite minorité, d'exprimer sa haine de la France, de l'ordre républicain et de remettre en cause la cohésion et l'unité nationale. 

Nicolas Bay, eurodéputé RN

à franceinfo

Selon l'eurodéputé, la famille d'Adama Traoré, qu'il qualifie de "gang", "utilise la mort de George Floyd" aux États-Unis pour essayer "de culpabiliser les Français et d'instaurer l'idée que la police se livrerait à des comportements racistes". Pour Nicolas Bay, la mort d'Adama Traoré "a servi de point de départ à l'expression beaucoup plus large d'une remise en cause de la police, avec et c'est dramatique, celui qui est censé à la fois diriger, protéger et défendre la police, Monsieur Castaner, ministre de l'Intérieur, qui a abandonné les policiers en rase campagne".


"Je refuse l'idée, qui n'est pas argumentée, pas chiffrée, selon laquelle il y aurait un problème majeur de racisme dans la police", a-t-il estimé expliquant que s'il y a de tels comportements "ils doivent être sanctionnés, et ils le sont d'ailleurs."

Nicolas Bay, invité de \"Questions politiques\" le 14 juin 2020.
Nicolas Bay, invité de "Questions politiques" le 14 juin 2020. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)