Une "Force d'appui rapide" composée de CRS va être créée pour faire face aux troubles les plus graves

Sept unités vont être mises en place, la première d'ici l'été. Elles seront mobilisables en 15 minutes, 7 jour sur 7, 24h/24. Le syndicat SGP Police FO objecte que c'est déjà "le coeur de métier" des CRS et dénonce un manque de concertation.

Article rédigé par
Margaux Stive - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une "Force d'appui rapide" composée de "super-CRS" va être créée pour faire face aux troubles les plus graves (illustration). (MARTIN BUREAU / AFP)

Une "Force d'appui rapide" composée de CRS va être créée pour faire face aux troubles les plus graves, a appris vendredi 8 janvier franceinfo de source policière, confirmant une information d'Europe 1. Cette sorte de super-CRS sera déployée en cas de troubles graves avec la crainte d'escalade de la violence, à l'image des évènements qui ont eu lieu à Dijon ou à Gennevilliers au printemps 2020.

Une première unité composée de 200 policiers, issus essentiellement de la compagnie CRS 8 basée à Bièvres, dans l'Essonne, va être mise en place d'ici l'été. Elle sera divisée en deux groupes, qui se relaieront de semaine en semaine, afin que la "Force d'appui rapide" soit mobilisable 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Cette force sera mobilisable dans toute la France, avec un départ dans les 15 minutes après l'alerte. Le projet est de former, dans un deuxième temps, six autres unités afin de les répartir dans les sept zones de défense en France métropolitaine.

Equipements neufs, véhicules rapides et 4x4

Ces unités seront équipées de matériel neuf, notamment des véhicules six places plus rapide et des véhicules 4x4 pour franchir les barricades. Les CRS recevront des équipements anti-feu et anti-acide, avec l'idée d'en faire un laboratoire pour (déployer) le nouveau matériel en test.

Ce projet laisse sceptique Alain Vastel, secrétaire national CRS syndicat SGP Police FO. Il pose la question de l'intérêt de cette "Force d'appui rapide" alors que c'est déjà "le cœur de métier de l'organisation des CRS que de répondre au côté nécessaire et immédiat d'intervenir. Ce projet, on y voit quelque part une volonté de démantèlement des CRS dans leur organisation actuelle", dit-il à franceinfo. Alain Vastel dénonce une absence de concertation.

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