Meurtre de la petite Angélique : le suspect transféré vers un hôpital psychiatrique pour détenus

Après sa mise en examen pour séquestration, viol et meurtre sur mineur de moins de 15 ans, David Ramault avait été incarcéré à la prison de Sequedin (Nord). 

Plusieurs centaines de personnes prennent part à une marche en hommage à la petite Angélique, une adolescente de 13 ans violée et tuée, le 1er mai 2018 à Wambrechies (Nord). 
Plusieurs centaines de personnes prennent part à une marche en hommage à la petite Angélique, une adolescente de 13 ans violée et tuée, le 1er mai 2018 à Wambrechies (Nord).  (AFP)

David Ramault, l'homme suspecté d'avoir violé et tué Angélique, une adolescente de 13 ans à Wambrechies (Nord), le 25 avril, a été transféré vers un hôpital psychiatrique pour détenus à Seclin (Nord), a annoncé une source proche du dossier mercredi 9 mai

"Il est hospitalisé dans l'unité hospitalière spécialement aménagée de Seclin pour une durée indéterminée", a indiqué cette source à l'AFP, confirmant une information du Journal du dimanche. "Il s'agit d'une structure pénitentiaire mais médicalisée pour des soins psychiatriques", a-t-il précisé. 

Le 25 avril dernier, Angélique avait suivi chez lui David Ramault, un ancien voisin, qui prétextait avoir des objets à lui remettre pour ses parents. Ce père de deux enfants, chauffeur de bus, a avoué l'avoir violée puis étranglée. Il a caché ensuite son corps dans un bois. L'homme, âgé de 45 ans, a été interpellé trois jours après le meurtre. Il a été mis en examen pour séquestration, viol et meurtre sur mineur de moins de 15 ans, et incarcéré à la prison de Sequedin, au quartier d'isolement.

Un homme "hagard, abasourdi"

Lors de leur rencontre le 30 avril, l'avocat de David Ramault, Éric Demey, avait affirmé que son client regrettait son crime, évoquant un homme "complètement effondré, hagard, abasourdi, en larmes".

David Ramault avait été condamné en 1996 pour "viol avec arme", "attentats à la pudeur aggravés" et "vol avec violence", et était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS). Une enquête préliminaire distincte pour exhibition sexuelle avait par ailleurs été ouverte à son encontre.