Mort d'une femme enceinte à Orthez : l'anesthésiste souffrait d'alcoolisme chronique

Selon RTL, le rapport sur l'anesthésiste mise en examen fin 2014 pour homicide involontaire aggravé est accablant.

L\'hôpital d\'Orthez (Pyrénées-Atlantiques), le 23 octobre 2014. C\'est là qu\'exerçait l\'anesthésiste mise en examen pour homicide involontaire aggravé fin 2014.
L'hôpital d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques), le 23 octobre 2014. C'est là qu'exerçait l'anesthésiste mise en examen pour homicide involontaire aggravé fin 2014. (IROZ GAIZKA / AFP)
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Ce n'était pas simplement un verre de trop, au mauvais moment. Un rapport sur l'anesthésiste d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) mise en examen pour homicide involontaire aggravé après la mort d'une femme enceinte, en septembre 2014, conclut qu'elle souffrait d'alcoolisme chronique, révèle RTL mardi 5 mai. La soignante y est décrite comme "une consommatrice excessive et chronique d'alcool", depuis au moins six mois au moment des faits.

Pour l'avocat de la famille de la victime, cette conclusion est rassurante car elle devrait permettre d'obtenir un procès et une condamnation de la praticienne belge. "L'une des craintes de la famille était l'absence de procès et de condamnation d'une personne qui, délibérément, buvait tous les jours et pratiquait délibérément la médecine en état d'ébriété", réagit-il sur RTL, évoquant une "bombe à retardement".

Elle avait bu le soir du drame

Le soir du drame, le 26 septembre, l'anesthésiste sentait l'alcool et ses collègues avaient jugé son comportement étrange. Elle avait ensuite multiplié les erreurs sur sa patiente de 28 ans, en lui intubant par exemple les voies digestives au lieu des voies respiratoires. La jeune femme était décédée quatre jours plus tard.

En garde à vue, l'anesthésiste avait reconnu "avoir bu" ce soir-làMise en examen, elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire en décembre, avec interdiction de quitter le territoire français.