Envoyé spécial, France 2

VIDEO. Tarnac, Julien Coupat et les mouvements de contestation : "On n'est derrière rien, on est avec"

Si les accusations de terrorisme à l'encontre de Julien Coupat ont été abandonnées dans le dossier de "l'affaire Tarnac", le militant reste surveillé par les renseignements français. Soupçonné par la police d'être derrière certains mouvements de contestation, il s'explique dans "Envoyé spécial" jeudi 8 mars 2018.

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"L'affaire Tarnac" serait-elle l'un des plus grands fiascos de l'antiterrorisme français ? Celui qui avait été présenté, à la suite d'une vague de sabotages de lignes TGV, comme le chef d'une organisation terroriste internationale dénommée "Cellule invisible" s'est rarement exprimé dans les médias. Le jeudi 8 mars 2018, avant l'ouverture de son procès pour "dégradation", Julien Coupat, 43 ans, accorde pour la première fois un long entretien à "Envoyé spécial". 

Les accusations de terrorisme ont été abandonnées, mais le militant reste dans le collimateur du renseignement français. Il y a deux ans, une nouvelle note a fuité dans la presse. La police l'y désignait comme "le cerveau" de groupuscules de casseurs ultraviolents lors de manifestations à Notre-Dame-des-Landes ou contre la loi Travail. L'ancien Premier ministre Manuel Valls dit de lui qu'"il n'aime pas la démocratie"...

"Derrière" la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ?

"Nous, on n'est derrière rien, on est avec. Avec la ZAD, avec le mouvement contre la loi Travail, avec ce qui, tôt ou tard, se dressera face à Macron." Interrogé par Tristan Waleckx, Julien Coupat, ici en compagnie de son ami Mathieu Burnel, réfute ces accusations – ainsi que tout "élément de vocabulaire commun" avec Manuel Valls. "On ne vit pas dans le même monde", concluent-ils.

Extrait de "Tarnac : les vérités de Julien Coupat", une interview diffusée dans "Envoyé spécial" le 8 mars 2018.

Julien Coupat s\'exprime dans \"Envoyé spécial\" (extrait)
Julien Coupat s'exprime dans "Envoyé spécial" (extrait) (FRANCE2 / FRANCETV INFO)