VIDEO. Affaire Tarnac : Julien Coupat s'exprime pour la première fois face caméra dans "Envoyé spécial"

Celui qui avait été désigné il y a dix ans comme le chef de la "Cellule invisible" s'est rarement exprimé dans les médias.Il évoque les "zones d'ombre" de l'affaire qui lui avait valu d'être soupçonné de diriger une organisation terroriste.

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Le 11 novembre 2008, 150 policiers cagoulés débarquent à Tarnac, petit village de Corrèze de 300 habitants, à la suite d'une vague de sabotages de lignes TGV. Neuf personnes sont arrêtées et mises en examen pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes". Les autorités annoncent avoir neutralisé Julien Coupat, présenté comme le chef d'une organisation terroriste internationale dénommée "Cellule invisible".

Depuis, l'affaire Tarnac s'est largement dégonflée. Après dix ans de procédure, la Cour de cassation a fini par abandonner la qualification de terrorisme et Julien Coupat doit être jugé à partir du mardi 13 mars pour "dégradation". Aujourd'hui âgé de 43 ans, il a accepté, pour la première fois, d'accorder un long entretien à "Envoyé spécial". Procès-verbaux truffés d'erreurs, accusation de faux, témoignage truqué... Dans son numéro diffusé jeudi 8 mars, le magazine de France 2 révèle comment cette enquête ultra-médiatique a très vite dérapé.

A l’aide de documents inédits, l'enquête de Tristan Waleckx, Matthieu Rénier et Olivier Broutin montre comment les services secrets français et étrangers, qui traquaient Julien Coupat depuis longtemps, auraient fabriqué un présumé chef terroriste. Pour les avocats de la défense, le procès de mars sera celui "du fiasco de l'antiterrorisme" français.

Julien Coupat, lors de son interview par une équipe d\'\"Envoyé spécial\", pour une enquête diffusée jeudi 8 mars 2018sur France 2.
Julien Coupat, lors de son interview par une équipe d'"Envoyé spécial", pour une enquête diffusée jeudi 8 mars 2018sur France 2. (FRANCE 2)