Jeune tué à Cherbourg : des violences urbaines ont éclaté pendant la nuit dans le quartier d'origine de Sulivan Sauvey

Plusieurs dizaines de personnes ont provoqué des incendies et une agence de France Travail a notamment subi d'importantes dégradations, selon le préfet. Trois agents ont été blessés et deux personnes ont été interpellées.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le quartier des Provinces à Cherbourg (Manche), le 26 janvier 2024. (BELLOUMI / MAXPPP)

Une agence France Travail a subi des "dégradations importantes" à Cherbourg (Manche) dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 juin, annonce la préfecture dans un communiqué. Une quinzaine de véhicules et des poubelles ont également été endommagées quand "un groupe de 60 à 80 personnes a provoqué des incendies", selon le préfet.

Interrogé par France Bleu, le préfet de la Manche, Xavier Brunetière, a précisé que "ce groupe de personnes est allé au contact des forces de sécurité. Il y a eu des tirs de mortiers en direction des forces de l'ordre". Le représentant de l'Etat a ajouté que le hall de l'agence France Travail avait été "noirci par les fumées".

Les faits se sont produits dans le quartier des Provinces, entre minuit et 3h30 du matin. Il s'agit du secteur dont est originaire Sulivan Sauvey, un jeune de 19 ans tué le 9 juin par une policière alors qu'il tentait d'échapper, à pied, au contrôle routier du véhicule volé dans lequel il circulait en tant que passager.

Deux interpellations et trois agents blessés

"Le bilan de ces événements fait état de trois blessés pour la police nationale et deux interpellations", selon la préfecture. Dans un communiqué, le préfet réprouve "avec la plus grande fermeté ces actes de violence et de vandalisme".

Le calme était revenu dans la nuit et le marché était en train de s'installer, dimanche matin. "S'il vous plaît, cessez de faire n'importe quoi", a réclamé la famille de Sulivan, sur le compte Instagram créé après la mort du jeune homme. "Les gens ont besoin de leurs matériels, nous n'avons pas demandé ça, nous avons demandé le calme et la paix."

Après une marche blanche mercredi qui avait réuni environ 600 personnes, un rassemblement devant le tribunal judiciaire de Cherbourg a eu lieu samedi, à l'appel de la famille de Sulivan, pour réclamer le placement en détention provisoire de la policière. Cette dernière a été mise en examen mardi pour homicide volontaire et placée sous contrôle judiciaire "strict" et n'a donc pas été incarcérée, selon le parquet.

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