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Incendies en Gironde : "La maison brûle de plus en plus et certains continuent de regarder ailleurs", estime le maire de Bordeaux

Les fumées des incendies en Gironde, qui ont déjà détruit plus de 19 000 hectares depuis une semaine, sont arrivées au-dessus de Bordeaux.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, dans son bureau, le 13 juillet 2020. Photo d'illustration. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"La maison brûle de plus en plus et certains continuent de regarder ailleurs", estime le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, invité mardi 19 juillet de France Bleu Gironde. Alors que trois incendies en Gironde ont brûlé 19 000 hectares de végétation selon les pompiers et que des températures caniculaires s'abattent en ce moment sur tout le pays. Les fumées de ces incendies en Gironde recouvrent maintenant sa ville de Bordeaux. "Les fumées ne sont qu'un symptôme, ce dont il faut s'inquiéter, c'est la propagation des incendies", estime le maire.

Pour Pierre Hurmic, il s'agit d'une situation "hallucinante" : "On commence à réaliser ce qui était peut-être un propos d'estrade, il y a quelques années, 'notre maison brûle et nous regardons ailleurs', eh bien là, la maison brûle et certains continuent de regarder ailleurs," reprenant la phrase emblématique de l'ancien président Jacques Chirac.

"On réagit après coup et on gère crise après crise, au lieu d'anticiper. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les impacts des évènements extrêmes que l'on subit doivent nous ouvrir les yeux sur les transformations profondes à réaliser."

Pierre Hurmic, maire de Bordeaux

à France Bleu Gironde

L'élu indique que la ville essaye de fournir des "climatiseurs ou ventilateurs" pour les zones d'accueil des communes touchées et qu'elle pourrait accueillir des personnes évacuées : "Bien sûr, on a accueilli des réfugiés afghans à l'été 2021, des Ukrainiens plus récemment, on peut accueillir aussi ce qu'on peut d'ores et déjà qualifier de réfugiés climatiques."

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