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Disparues de Perpignan et de Nîmes : ce que l'on sait de Francisco Benitez

Ce militaire de 50 ans s'est suicidé lundi, laissant beaucoup de zones d'ombre concernant les disparitions de sa fille, de sa femme et de l'une de ses maîtresses.

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France Télévisions
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Francisco Benitez, le 18 mai 2013 à Perpignan (Pyrénées-Orientales).  (ALEXANDRE DURAND / AFP)

Retrouvé pendu, lundi 5 août au matin, dans la caserne de Perpignan (Pyrénées-Orientales) où il travaillait, Francisco Benitez laisse derrière lui bien des questions pour les enquêteurs en charge des disparitions depuis mi-juillet de sa femme et de sa fille. Le légionnaire de 50 ans a clamé son innocence dans une vidéo diffusée par Paris Match et dans une lettre. Pourtant, les soupçons se concentrent de plus en plus sur lui.

En effet, la découverte de la disparition, en 2004 à Nîmes (Gard), de Simone de Oliveira Alves, une maîtresse de Francisco Benitez, dans des circonstances voisines des disparitions d'Allison et Marie-Josée Benitez, intrigue. Que sait-on de la personnalité de Francisco Benitez ? 

Amant possessif

Rosanna, la sœur de Simone, disparue en 2004, dit avoir eu des soupçons sur Benitez dès le départ. "Tout le monde pensait la même chose", ajoute Rosanna. Au Midi libre, elle a également glissé que le militaire cherchait à éloigner Simone de sa famille. Il avait notamment chassé le frère de Simone, hébergé dans son appartement nîmois, raconte-t-elle.

Ivana, une autre sœur de Simone qui s'est confiée à Libération, va plus loin. Pour elle, "Benitez était quelqu’un de pas bon". Elle affirme qu'il avait menti à sa sœur en jurant qu'il était célibataire. Mais Simone aurait découvert l'existence de Marie-Josée et d'Allison. Ce qui fait dire à la sœur "que Simone voulait se séparer de lui". Simone a disparu après un séjour à l'hôpital, "soit pour une grossesse, soit pour une tentative de suicide", complète Ivana.

Mari volage

Le Figaro rapporte, vendredi, des informations sur le dernier coup de téléphone de Benitez avant son suicide. Ce dernier aurait appelé une maîtresse en Espagne vers 4 heures du matin lundi, soit deux, ou trois heures avant de mettre fin à ses jours. La maîtresse, qui a été entendue vendredi par la police, a déclaré n'avoir aucun lien avec les disparitions d'Allison et de sa mère.

Francisco Benitez a donc entretenu au moins deux relations extraconjugales entre 2004 et 2013. Lui et sa femme Marie-Josée avaient pris la décision de se séparer, juste avant la disparition de cette dernière. Le Midi Libre affirme que le couple battait déjà de l'aile au moment où Simone est entrée dans la vie du légionnaire en 2004.

Légionnaire accompli

"Ils ont été impressionnés par ses états de service et ils se sont fait berner", lâche Mario au Parisien (article payant). C'est, selon ce beau-frère de Simone, la raison pour laquelle Benitez n'a pas été inquiété par les enquêteurs en 2004. Effectivement, rentré dans la Légion en 1986, d'après le Midi libre, il arpente différents théâtres d'opérations militaires dans les années 1990 : dans le Golfe, en ex-Yougoslavie, au Gabon. Il avait l'image d'un militaire sociable et sans problème.

Depuis 2010, il était à la tête du bureau d'information de la Légion à Perpignan. Dans le Midi libre, un ancien légionnaire témoigne : "Je l’ai eu en instruction pendant quatre mois, en 1994 ou 1995. Je me souviens de son sourire. C’était un bon élément."

Père de famille "présent"

Claude, l'ancien compagnon de Simone et père de ses quatre enfants, confie au Parisien :"J’ai cru comprendre que Benitez n’avait jamais été méchant avec eux." Une affirmation qui va dans le sens d'autres témoignages évoquant un père présent et aimant.

Selon un journaliste de Paris Match, la directrice de l'école d'Allison a affirmé que Benitez était très présent pour sa fille, qu'il suivait sa scolarité, qu'il venait aux défilés. Francisco Benitez est également décrit par ses voisins comme "un père aimant", selon Le Midi libre.

Célia, une autre sœur de Simone, se souvient d'un homme "gentil, qui s’occupait bien des quatre enfants de [sa]sœur", rapporte Le Midi libre. "Il les emmenait à la plage, au McDo, en Espagne."

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