Mort de Steve Maia Caniço : l'IGPN sort de son silence et se défend

La direction de l'IGPN sort de son silence lundi 5 août après la controverse déclenchée par la publication du rapport et de défend d'avoir dédouané la police dans la mort de Steve Maia Caniço.

FRANCE 2

Alors que la polémique enfle sur le rapport réalisé par l'IGPN après la mort de Steve Maia Caniço, la police des polices s'explique. Dans une interview accordée à Libération lundi 5 août, la direction affirme n'avoir "jamais eu la volonté de blanchir qui que ce soit". Lorsque les forces de l'ordre arrivent à 4 heures sur le quai Wilson à Nantes (Loire-Atlantique), elles auraient été accueillies par des projectiles. Le recours aux gaz lacrymogènes était donc fondé pour l'IGPN. "À partir du moment où ils prennent ces projectiles, pour nous, juridiquement, ils sont légitimes à riposter", poursuit la police des polices.

Des témoins auditionnés au cours de l'enquête judiciaire

De son côté, l'avocate de la famille de Steve Maia Caniço maintient que l'usage de la force était excessif. Sur la question de la légitimité de cette opération dans un lieu éloigné des habitations, l'IGPN renvoie la balle à la préfecture qui a décidé de l'intervention. Aucun des participants ayant porté plainte n'a été auditionné. Alexandre Cervantes, tombé dans la Loire, a reçu un questionnaire, mais neuf jours après la fin des investigations. La police des polices assure que l'audition de tous ces témoins aura lieu dans le cadre de l'enquête judiciaire.

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