Meurtre d'Arthur Noyer : Nordahl Lelandais condamné à 20 ans de réclusion criminelle après sept jours de procès

La cour d'assises de la Savoie a condamné, mardi soir, l'ancien maître-chien à 20 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté des deux tiers. Le parquet avait requis 30 ans de prison.

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France Télévisions
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Un dessin d'audience représentant Nordahl Lelandais lors de son procès pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, le 4 mai 2021 à Chambéry (Savoie). (MARIE WILLIAMS / AFP)

Il comparaissait depuis le 3 mai au tribunal de Chambéry (Savoie). Après sept heures de délibérations, la cour d'assises de la Savoie a condamné, mardi 11 mai dans la soirée, Nordahl Lelandais à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, avec une période de sûreté des deux tiers. L'ancien maître-chien âgé de 38 ans, mains jointes et chemise blanche, n'a pas bougé à l'annonce du verdict, qui clôt sept jours d'un procès particulièrement médiatisé.

La procureure générale, Thérèse Brunisso, avait requis plus tôt mardi une peine de 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire de dix ans pour l'accusé. Lors de ses réquisitions, la magistrate avait rappelé que la difficulté de ce procès était de juger sans scène de crime et sans "corps, ou si peu". Elle a rappelé que le seul mobile plausible pour Nordahl Lelandais était le mobile "sexuel", et soutenu devant la cour la "volonté de tuer" de l'accusé.

Un deuxième procès pour Lelandais en 2022

Au fil du procès, Nordahl Lelandais a rappelé sa version des faits, celle d'une mort à la suite d'une bagarre, une rixe mortelle sans l'intention de tuer Arthur Noyer. "Ce n'est pas un monstre que vous jugez, c'est un homme", a déclaré lors de sa plaidoirie l'avocat de l'accusé, Alain Jakubowicz, dénonçant la présentation par les médias, à ses yeux, de son client comme un "monstre". L'avocat de la famille d'Arthur Noyer, Bernard Boulloud, a démonté point par point la version de l'accusé lors de sa plaidoirie. "Cet homme ne souffre pas : il n'a aucun affect. Car c'est un individu qui s'en prend à des victimes qu'il ne connaît pas", a assuré l'avocat. 

Ce verdict marque une première étape judiciaire pour Nordahl Lelandais, avant son prochain procès devant les assises de Grenoble, en 2022, pour la mort de la petite Maëlys De Araujo. 

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