Nordahl Lelandais avoue avoir tué le caporal Arthur Noyer

Jusqu'à présent, le meurtrier présumé, déjà mis en examen dans cette affaire, reconnaissaît seulement avoir pris en stop le militaire le soir de sa disparition.

Nordahl Lelandais sur une photo publiée sur son compte Facebook.
Nordahl Lelandais sur une photo publiée sur son compte Facebook. (FACEBOOK)

Il était entendu depuis la matinée du jeudi 29 mars sur les circonstances de la disparition d'Arthur Noyer, ce jeune caporal de 24 ans, qui s'était volatilisé le 12 avril 2017 à Chambéry (Savoie). Nordahl Lelandais, déjà mis en examen dans cette affaire ainsi que pour le meurtre de la petite Maëlys, a reconnu avoir tué le jeune homme, a appris France 3 de source proche de l'enquête, confirmant une information du Parisien. Il n'a pas donné plus d'explications.

Après avoir été extrait de sa cellule de l'unité hospitalière du Vinatier près de Lyon jeudi matin, Nordahl Lelandais a rejoint le palais de justice de Chambéry avant midi. A 14 heures, plusieurs fourgons et hommes en armes sont arrivés au tribunal. Une heure plus tard, un convoi important est sorti, gyrophares et sirènes allumés. Nordahl Lelandais, suivi de son avocat, Alain Jakubowicz, ont été conduits sur les hauteurs de Cruet, où le crâne du caporal Arthur Noyer a été retrouvé en septembre dernier.

Un déplacement inattendu

Rien n'a filtré de ce déplacement inattendu. On ignore ce qui a poussé les enquêteurs à retourner sur les lieux, puisque les gendarmes ont déjà analysé ce site. L'avocat des parents du jeune caporal assassiné a indiqué à France Bleu Pays de Savoie qu'ils ont suivi, toute la journée, via les médias, les déplacements de Nordahl Lelandais dans le massif des Bauges.

Jusqu'à présent, Nordahl Lelandais reconnaissaît seulement avoir pris en stop le militaire le soir de sa disparition. Selon lui, Arthur Noyer était alcoolisé au moment des faits et lui aurait demandé de le déposer quelques kilomètres plus loin. Les téléphones des deux hommes avaient borné en même temps et au même endroit.