Cet article date de plus de deux ans.

INFO FRANCE BLEU. "Je comprends votre haine" : la demi-sœur de Nordahl Lelandais a écrit aux parents de Maëlys

Dans le document qu'a pu consulter France Bleu Pays de Savoie vendredi, Alexandra H., se dit "hantée et meurtrie".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La lettre que la demi-sœur de Nordahl Lelandais a écrit aux parent de Maëlys. Document France Bleu Pays de Savoie. (DENIS SOUILLA / RADIO FRANCE)

Dans une lettre envoyée aux parents de Maëlys, la demi-sœur de Nordahl Lelandais fait part du "choc" qui a été le sien le jour des aveux de son demi-frère, rapporte vendredi 30 mars France Bleu Pays de Savoie. Dans ce document daté du 7 mars 2018, elle dit "comprendre la haine" de la famille de la petite fille envers son meurtrier.

"Je suis la sœur de Nordahl". C'est par ces mots que débute cette lettre que France Bleu Pays de Savoie s'est procuré. Alexandra H., la demi-sœur de Nordahl Lelandais, l'a adressée au cabinet de Fabien Rajon, l'avocat des parents de Maëlys, la fillette de 9 ans que l'ancien maître-chien a reconnu avoir tuée "involontairement".

"Pourtant mon frère a avoué"

Alexandra fait part du "choc" qu'elle a ressenti le 14 février, le jour où Nordahl Lelandais a conduit les enquêteurs dans les bois d'Attignat-Oncin, sur les hauteurs du lac d'Aiguebelette (Savoie), là où il avait déposé le corps de l'enfant. "Je me souviens de cette journée par bribes, je me disais bah non, il ne peut pas montrer où est votre petite Maëlys, il ne sait pas (...) et pourtant mon frère a avoué", écrit-elle.

J'ai tardé à vous écrire, jusqu'au bout, j'ai voulu croire qu'on retrouverait votre petite vivante.

Alexandra H., demi-sœur de Nordahl Lelandais

dans la lettre aux parents de Maëlys

Elle se dit "hantée et meurtrie", et dit comprendre "la haine" de la famille de Maëlys envers son demi-frère. "Je le comprends et je l'accepte, je ne sais vous exprimer la tristesse que je ressens, poursuit-elle. Personne ne devrait subir une telle épreuve".

Alexandra H. termine cette courte lettre par la citation d'une psychothérapeute qu'elle a rencontrée : "Ce que nous refusons nous enferme, ce que nous acceptons nous libère".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.