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Disparition de Maëlys : ce que l'on sait des dernières évolutions de l'enquête

Plus de 48 heures après la disparition de la fillette, la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu a assuré, mardi, que "toutes les pistes" continuaient d'être explorées pour la retrouver, sans écarter "la piste criminelle à ce stade".

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Le propriétaire d'un bar de Pont-de-Beauvoisin (Isère) affiche l'appel à témoin lancé pour retrouver Maëlys, lundi 28 août 2017.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

"Aucune piste n'est privilégiée." Mardi 29 août, la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu (Isère), Dietlind Baudoin, a précisé quelques éléments de l'enquête en cours pour tenter de retrouver la petite Maëlys, 9 ans, disparue dans la nuit de samedi à dimanche de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, où elle assistait à un mariage avec sa famille. 

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Maëlys de Araujo, 9 ans, a été vue pour la dernière fois dimanche vers 3 heures du matin. La fillette mesure 1,30 m, pèse 28 kg, a la peau mate, les yeux marron, les cheveux châtains, et portait une robe sans manches et des nu-pieds de couleur blanche, selon l'appel à témoins et la photographie diffusés depuis dimanche soir. Franceinfo fait le point sur les dernières évolutions de l'enquête.

Le domicile du gardien de la salle des fêtes perquisitionné

A proximité de la salle où se déroulait le mariage, la maison du gardien a été perquisitionnée, mardi matin, selon les informations recueillies par France Bleu Isère. Sa voiture a aussi été passée au crible par des hommes en combinaison blanche. Cependant, la procureure de la République n'a pas donné d'informations concernant cette piste. 

"Bien évidemment, on explore toutes les pistes. On ne peut pas écarter une piste criminelle, même si je ne la privilégie pas pour le moment. On n'en écarte aucune", a insisté Dietlind Baudoin, lors d'une conférence de presse. Si le parquet a ouvert, lundi, une enquête sous la qualification d'enlèvement, la magistrate a martelé qu'aucune piste n'était privilégiée pour l'instant. 

"Au regard du temps écoulé depuis la disparition (...) et au regard des moyens malheureusement vainement déployés pour la retrouver, la piste criminelle à ce stade n'est plus écartée", a cependant ajouté la procureure, évacuant "a priori, après un tel délai", la piste de la fugue.

D'autres soirées proches du mariage examinées

Outre le mariage auquel assistait la famille, la procureure a indiqué que deux autres soirées avaient eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. L'une à 350 mètres de la salle des fêtes, dont les participants doivent également être interrogés. Et une autre dans un bar se trouvant à 500 mètres des lieux où Maëlys a été vue pour la dernière fois.

Au total, 250 personnes vont être questionnées par les forces de l'ordre, dont 180 présentes au mariage. Environ 140 personnes ont d'ores et déjà été entendues. Les enquêteurs cherchent à recenser toutes celles qui étaient présentes dans les soirées organisées à proximité, afin de les entendre. 

Des recherches approfondies dans les alentours

Une centaine de gendarmes, renforcés par des sapeurs-pompiers et des pompiers volontaires, ont été déployés pour rechercher l'enfant. Toute la journée de dimanche, des battues ont été organisées autour de la salle des fêtes, située dans un "environnement fortement boisé avec une végétation très dense, y compris à hauteur d'homme", selon le parquet. Parmi les gendarmes figurent des plongeurs, des spéléologues et des maîtres-chiens. 

Un hélicoptère de la gendarmerie a également été mobilisé et la brigade nautique d'Aix-les-Bains (Savoie) est également intervenue pour sonder la rivière Guiers, à proximité. Le colonel Yves Marzin, commandant du groupement de gendarmerie de l'Isère, a confirmé que "les plongeurs continuent les investigations dans les mares et cours d'eau à proximité" et que le ratissage de la zone "continuera jusqu'à ce que nous ayons une piste de travail pour poursuivre l'investigation". 

Plus tôt dans la journée, une source proche de l'enquête assurait que "plus le temps passe et plus il est probable que [Maëlys] soit montée dans une voiture". Thèse que la procureure de la République ne privilégie pas, même si elle a confirmé que les chiens pisteurs n'allaient pas "au-delà de l'enceinte de la salle polyvalente". "Trois chiens ont 'marqué' au même endroit [sur le parking]. L'une des hypothèses, c'est peut-être éventuellement le départ en véhicule de la petite Maëlys, d'une manière ou d'une autre", a pour sa part déclaré le colonel Yves Marzin.

Une famille installée dans le Jura

Les parents de Maëlys et leurs deux filles sont installés depuis deux ans et demi dans le village de Mignovillard (Jura), près de la frontière suisse. "C'est une famille qui s'était installée assez récemment dans la commune et qui n'a jamais fait parler d'elle", a déclaré son maire, Florent Serrette, à l'AFP.

Selon le quotidien régional Le Progrès, la famille de Maëlys vivait auparavant en Isère, aux Abrets-en-Dauphiné, une commune proche de Pont-de-Beauvoisin.

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