Disparition de Maëlys : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de la procureure de la République

Les recherches se poursuivent pour retrouver la fillette de 9 ans, disparue dans la nuit de samedi à dimanche, lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

La procureure de la République de Bougoin-Jallieu (Isère) a donné une conférence de presse au sujet de la disparition de la petite Maëlys, 9 ans, mardi 29 août 2017. 
La procureure de la République de Bougoin-Jallieu (Isère) a donné une conférence de presse au sujet de la disparition de la petite Maëlys, 9 ans, mardi 29 août 2017.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver la petite Maëlys, 9 ans, portée disparue dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un mariage, à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

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Alors qu'une enquête de flagrance pour "enlèvement" a été ouverte par le parquet de Bourgoin-Jallieu, la procureure de la République, Dietlind Baudoin, a fait un premier point sur l'enquête, mardi 29 août, lors d'une conférence de presse. Voici les éléments connus : 

Aucune piste n'est écartée 

La procureure de la République l'a martelé : "Toutes les pistes sont explorées, aucune n'est privilégiée ou écartée." "Nous n'écartons pas la piste accidentelle. La piste criminelle, à ce stade, n'est pas écartée", a-t-elle indiqué. "Pour le moment, ce qui compte, c'est d'avoir le maximum de chances de retrouver Maëlys dans les plus brefs délais. Et pour y parvenir, nous explorons toutes les pistes, aussi minces soient-elles", a abondé le colonel Yves Marzin, commandant du groupement de la gendarmerie départementale de l'Isère.

Confirmant l'intervention de chiens pisteurs, le lieutenant-colonel Didien Plunian, commandant de la section de recherches de Grenoble, a confirmé qu'"à chaque fois, le chien ne va pas au-delà [des alentours de] la salle polyvalente." Cependant, "il ne faut en tirer aucune conclusion hâtive".

Un dispositif de recherches "inscrit dans la durée"

Evoquant des "recherches" et une "mobilisation intensive", la procureure de la République a détaillé le dispositif en place : la végétation autour de la salle des fêtes où se déroulait le mariage pendant lequel la fillette a disparu, ainsi que les points d'eau alentours, sont inspectés depuis dimanche. Les services de police et de gendarmerie chargés de l'enquête "se relaient, depuis dimanche matin, jour et nuit pour approfondir les recherches". 

Le colonel Yves Marzin a confirmé que "les plongeurs continuent les investigations dans les mares et cours d'eau à proximité". Le ratissage de la zone, en cours depuis "la nuit de samedi à dimanche", "continuera jusqu'à ce que nous ayons une piste de travail pour poursuivre l'investigation. Tant qu'il y aura un espoir de retrouver Maëlys, il est inenvisageable de baisser la garde. (...) Ce dispositif a vocation à s'inscrire dans la durée naturellement".

250 personnes doivent être interrogées

"La quasi totalité des personnes présentes au mariage" ainsi que "des personnes présentes à proximité des lieux où Maëlys a été vue, ont été entendus ou le seront", a encore prévenu Dietlind Baudoin.  

Outre le mariage, auquel assistait la famille, la procureure a indiqué que deux autres soirées avaient eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. L'une à 350 mètres de la salle des fêtes dont les participants doivent également être interrogés. Et une autre dans un bar se trouvant à 500 mètres des lieux où Maëlys a été vue pour la dernière fois. Au total, 250 personnes vont être questionnées par les forces de l'ordre. Environ 140 personnes ont d'ores et déjà été entendues par les enquêteurs. 

Un appel à témoins pour l'instant sans succès

Interrogée sur l'appel à témoins lancé dimanche soir, la procureure de la République a fait savoir que cela avait permis de recevoir "quelques appels téléphoniques". Mais aucun n'a permis d'orienter les enquêteurs vers une piste.