Cet article date de plus de quatre ans.

Disparition de Maëlys : ce qu'il faut retenir de la nouvelle audition du suspect

Nordahl Lelandais, suspecté depuis le 3 septembre d'avoir enlevé la petite Maëlys fin août en Isère, nie les faits qui lui sont reprochés mais cet ancien militaire a été mis en examen pour meurtre.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, lors d'une conférence de presse sur la disparition de la petite Maëlys, le 30 novembre 2017. (MAXPPP)

L'interrogatoire a duré près de huit heures, avec une interruption à la mi-journée. Nordahl Lelandais, l'ex-militaire de 34 ans suspecté depuis le 3 septembre d'avoir enlevé la petite Maëlys fin août en Isère, a de nouveau été entendu par les juges d'instruction, jeudi 30 novembre. Il a été mis en examen pour meurtre à l'issue de son audition, a annoncé lors d'une conférence de presse le procureur de Grenoble. Franceinfo revient sur ce qu'il faut en retenir.

Le suspect mis en examen pour meurtre

Le suspect "s'exprime avec beaucoup de sang-froid et maintient ses déclarations". Voilà ce qu'a déclaré Jean-Yves Coquillat, le procureur de Grenoble. Ce dernier a annoncé la mise en examen de Nordahl Lelandais pour "meurtre précédé d'un autre crime". "Ses avocats n'ont pas fait d'observations à cette mise en examen", a-t-il ajouté. L'ancien militaire était jusqu'alors mis en examen pour enlèvement uniquement. Il a continué à nier les faits durant toute la durée de son interrogatoire. 

Cette audition est intervenue après qu'en début de matinée, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble a donné gain de cause à la défense en annulant quatre procès-verbaux remontant au début de l'affaire. Interrogé une première fois en garde à vue le 31 août par les gendarmes, Nordahl Lelandais n'avait pas été filmé en raison d'une erreur de procédure, alors que le Code pénal l'exige en matière criminelle.

Affaire #Maëlys Le suspect Nordahl Lelandais "a été mis en examen pour le meurtre précédé d'un autre crime", annonce le procureur de la République.

La chronologie des faits se précise

L'interrogatoire a notamment porté sur la chronologie de la nuit de la disparition, du 26 au 27 août lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin où le suspect était invité, ainsi que sur ses allers-retours effectués dans la soirée entre le lieu de la fête et son domicile, à Domessin (Savoie).

L'expertise d'un de ses téléphones portables, dont il avait caché l'existence aux enquêteurs lors de ses premières auditions, a révélé que l'appareil avait été placé en "mode avion" – ce qui le rend indétectable – à 02h46, pour être ré-activé plus tard.

Dans l'intervalle, une caméra de vidéosurveillance de la commune a filmé un véhicule dont la justice estime qu'il s'agit de celui du suspect, ce qu'il conteste également. Sur les images de cette voiture, on aperçoit sur le siège passager avant "une silhouette frêle, de petite taille, vêtue d'une robe blanche", comme la fillette ce soir-là.

Disparition de Maëlys : le procureur reprend la chronologie des faits

La petite Maëlys toujours introuvable

"Le dossier est loin d'être terminé, nous devons encore examiner tout ce qui peut être examiné", a déclaré le procureur. Car, "l'enfant n'a pas été retrouvée", a-t-il ajouté. Jean-Yves Coquillat s'est d'ailleurs montré pessimiste sur ce point-là. "Il n'est pas certain que nous réussissions à retrouver l'enfant", a-t-il dit. 

Disparition de Maëlys : "à ce jour, l'enfant n'a pas été retrouvé", dit le procureur de la République de Grenoble

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Affaire Maëlys

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.