Affaire Maëlys : comment travaillent les enquêteurs?

Les premiers jours d'enquête sont déterminants dans les affaires comme celle de la petite Maëlys. Comment travaillent les enquêteurs dans ce type d'affaires, quelles sont leurs priorités, comment gèrent-ils la pression populaire et médiatique? France 3 a rencontré Jean-Marc Bloch, qui a travaillé sur la disparition d'Estelle Mouzin.

France 3

Durant plus de 40 ans, ce grand flic fut sous les feux de projecteurs et au coeur de centaines d'enquêtes, dont des disparitions d'enfants. Il a connu la fébrilité des premiers moments d'investigation, lorsqu'il faut faire face à la douleur des parents tout en cherchant les premiers indices. "Bien sûr que les parents sont dans l'angoisse totale, dans l'inquiétude", explique l'ancien patron de la police judiciaire de Versailles (Yvelines). "Les enquêteurs, eux, ils sont dans le boulot, ils sont dans l'action, dans l'activité". Désormais en retraite, celui qui dirigea l'enquête infructueuse sur la disparition d'Estelle Mouzin il y a 14 ans connait parfaitement les difficultés d'une enquête dans ces circonstances pesantes.

Plus de 250 témoins potentiels

Dans le cas de Maëlys, plus de 250 témoins potentiels. "Pour les enquêteurs, il y a plusieurs difficultés : il faut d'abord identifier tous les gens qui participaient à cette soirée et aux soirées voisines, il faut les retrouver, arriver à leur faire dire que eux étaient bien là, et arriver à leur faire dire est-ce que quelqu'un s'est absenté ou pas", analyse Jean-Marc Bloch. Il ne faut rien laisser au hasard : accident, fugue, piste criminelle. Faute d'éléments probants, les enquêteurs ne doivent rien exclure, pas même une responsabilité des proches de l'enfant, dont ses propres parents.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des gendarmes effectuent des recherches dans la disparition de la petite Maelys, à Pont-de-Beauvoisin (Isère), le 29 août 2017. 
Des gendarmes effectuent des recherches dans la disparition de la petite Maelys, à Pont-de-Beauvoisin (Isère), le 29 août 2017.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)