Hollande ne souhaitait pas que Nétanyahou participe à la marche républicaine

Selon plusieurs médias israéliens, l'Elysée avait peur que cette visite ne "détourne l’attention vers des sujets polémiques, comme les relations juifs-musulmans ou le conflit israélo-palestinien".

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et François Hollande à la grande synagogue de Paris, le 11 janvier 2015.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et François Hollande à la grande synagogue de Paris, le 11 janvier 2015. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

L'Elysée ne souhaitait pas que le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, défile à Paris lors de la marche républicaine, affirment plusieurs médias israéliens, lundi 12 janvier.

>>> Hommages, sécurité, enquête... En direct, les suites des attentats

Selon le quotidien israélien Haaretz (en anglais), qui cite une source proche des discussions entre Paris et Jérusalem, le chef du gouvernement israélien a reçu un message de la présidence française lui demandant de ne pas participer à la manifestation. Dans ce message, l'Elysée écrit notamment que la président français craint que cette visite ne "détourne l’attention vers des sujets polémiques, comme les relations juifs-musulmans ou le conflit israélo-palestinien".

Nétanyahou n'a pas voulu se faire doubler par ses rivaux

Le Premier ministre israélien a d'abord accepté la demande française, selon les sources citées par les médias israéliens. C'est pourquoi le bureau de Benyamin Nétanyahou avait, dans un premier temps, annoncé qu'il ne viendrait pas. Sauf qu'il a changé d'avis en apprenant la participation de deux membres de son gouvernement issus de deux partis concurrents du Likoud : le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, d'Israel Beytenou, et le ministre de l’Economie Naftali Bennett, du Foyer juif.

Face à ce revirement, l'Elysée a alors décidé d'inviter le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui a accepté de faire le déplacement.