Après les attentats, les fausses alertes entretiennent l'angoisse

A Paris et en Ile-de-France, plusieurs fausses alertes ont créé la panique, après les attentats et les prises d'otages de ces derniers jours.

Des policiers montent la garde devant la gare du Nord, à Paris, le 9 janvier 2015.
Des policiers montent la garde devant la gare du Nord, à Paris, le 9 janvier 2015. (FREDRIK VON ERICHSEN / DPA / AFP)

L'Ile-de-France est sur les dents. Après l'attentat contre Charlie Hebdo et au lendemain de la double prise d'otages qui s'est déroulée vendredi, les fausses alertes se multiplient dans la région. Vendredi, le métro de la place du Trocadéro, à Paris, a été brièvement évacué, et deux évènements ont encore mobilisé la police, samedi 10 janvier.

Des pétards près d'une synagogue à Paris

C'est le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui a donné l'alerte, peu avant 13 heures, sur Twitter. "Coups de feu devant la synagogue, rue Clovis Hugues, à Paris 19e. Police en intervention", annonçait le Crif.

La police est intervenue et des commerces ont temporairement fermé les rideaux, créant l'inquiétude chez les passants.

Fausse alerte : les coups de feu entendus étaient en réalité des pétards, selon les informations de France 2. RTL confirme et précise qu'ils ont été tirés lors d'une manifestation de la communauté kurde, qui passait dans une rue voisine.

A Disneyland, une touriste se fait passer pour Hayat Boumeddiene

La jeune femme a crié depuis la fenêtre de sa chambre, dans un hôtel de Disneyland Paris (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne) : "Je suis la compagne de Coulibaly et je vais tout faire sauter !" Hayat Boumeddiene, compagne d'Amedy Coulibaly, est activement recherchée, depuis vendredi, après la prise d'otages dans une épicerie casher, qui a fait quatre morts.

Originaire de Marseille, la jeune femme "d'une trentaine d'années" qui a lancé cette fausse alerte, et déclenché l'évacuation de l'hôtel, a été placée en garde à vue au commissariat de Lagny (Seine-et-Marne), selon le parquet de Meaux. Elle va être poursuivie pour "diffusion d'une fausse information" visant à faire croire qu'un attentat allait être commis. Elle risque, au maximum, deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.