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Attaque à Paris au couteau : l'Asie centrale est "un nid de terroristes islamiques", selon la sénatrice Nathalie Goulet

Un peu plus de "60 000 Tchéchènes" sont réfugiés en France, une population "surveillée par nos services", a rappelé la sénatrice centriste de l'Orne Nathalie Goulet, qui a présidé la commission d'enquête parlementaire sur les moyens de lutte contre les réseaux djihadistes.

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Radio France
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Nathalie Goulet, sénatrice centriste de l'Orne, a présidé la commission d'enquête parlementaire sur les moyens de lutte contre les réseaux djihadistes. (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)

Au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés samedi 12 mai dans le quartier de l'Opéra à Paris, "personne ne peut savoir que cette personne va, à ce moment-là précis, commettre l'irréparable. Il faut être très modeste", a déclaré sur franceinfo Nathalie Goulet, sénatrice centriste de l'Orne qui a présidé la commission d'enquête parlementaire sur les moyens de lutte contre les réseaux djihadistes.

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L'auteur de l'attaque au couteau est un Français fiché S, né en Tchétchénie en 1997. Selon la sénatrice, "il y a un peu plus de 60 000 Tchéchènes qui sont réfugiés en France. Le terrorisme qui vient d'Asie centrale est extrêmement fort" et "c'est une population qui est surveillée par nos services".

Il y a, à peu près, un millier d'Ouzbeks qui sont signalés aux services d'Interpol. Il y a aussi des Kazakhs. L'Asie centrale est un nid de terroristes islamiques

Nathalie Goulet

à franceinfo

Nathalie Goulet a pointé encore des failles dans la collaboration entre la France et les pays d'origines. "Là où les services devront encore renforcer leur coopération, c'est avec les pays d'origine", explique la sénatrice de l'Orne qui "pense notamment avec l'Ouzbékistan qui transmet souvent des notices rouges, en collaboration avec Interpol". Nathalie Goulet estime que "pour ces populations qui demandent le droit d'asile en France, les identités doivent être vérifiées. On verra les réseaux de ce jeune homme, mais encore un fois, c'était totalement imprévisible".

Mais comment traiter une information venant d'un pays qui n'est pas une démocratie ? "Les pays sources comme l'Ouzbékistan ne sont pas des pays démocratiques donc parfois, on ne fait pas assez attention aux éléments qu'ils transmettent en même temps que les informations sur les identités. On peut penser à tort ou à raison que ces éléments négatifs sont colorés par des considérations politiques locales", juge Nathalie Goulet.

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