Attaque au couteau à Paris : une perquisition a eu lieu à Strasbourg après l'interpellation d'un ami de l'assaillant

Article rédigé par Simon Gourmellet, Pierre Godon
France Télévisions
Publié Mis à jour
Un homme a été interpellé à Strasbourg (Bas-Rhin), le 13 mai 2018, au lendemain d'une attaque au couteau à Paris. (PATRICK HERTZOG / AFP)

Une personne a été tuée, samedi soir, dans le quartier de l'Opéra, à Paris. Quatre autres ont été blessées. Le terroriste a été abattu par la police.

Ce qu'il faut savoir

L'enquête s'accélère, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés dans le quartier de l'Opéra, à Paris. Selon les informations de France 2, l'assaillant, Khamzat Azimov, avait été naturalisé français en 2010. Il est né en Russie en 1997. Il était fiché S mais sans antécédents judiciaires. "Il avait attiré l'attention des services de renseignement", a précisé une source judiciaire à France Inter.

Né en Russie en 1997 et naturalisé français en 2010. L'homme, qui n'avait pas de papiers sur lui lorsqu'il a été abattu dans le 2e arrondissement, a fini par être identifié. Il s'agit de Khamzat Azimov, né en Tchétchénie en 1997 et naturalisé français en 2010, selon les informations de France 2. 

 Trois personnes interpellées. Les parents de l'auteur ont été interpellés dans un hôtel du 18e arrondissement de la capitale, dimanche matin, et placés en garde à vue. Un troisième individu, qui serait un ami de Khamzat Azimov, a été interpellé à Strasbourg et également placé en garde à vue dimanche après-midi, selon une source judiciaire à France 3. 

Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique. "L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'Etat islamique", a déclaré une "source sécuritaire" à Amaq, l'agence de presse du groupe terroriste. Selon le procureur de Paris, François Molins, l'assaillant a crié "Allah Akbar" lors de l'assaut.

La réaction d'Emmanuel Macron. "La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté", a écrit Emmanuel Macron sur Twitter. Le Premier ministre Edouard Philippe a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police", dont l'intervention en quelques minutes a permis d'éviter "un bilan plus lourd".