Attaque à l'arme blanche à Villejuif : le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête

"Les investigations des dernières heures ont permis d'établir une radicalisation certaine du mis en cause, ainsi qu'une préparation organisée de son passage à l'acte", écrit le Parquet national antiterroriste dans un communiqué, samedi.

Des forces de l\'ordre à L\'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), ville où l\'assaillant à l\'arme blanche de Villejuif a été abattu par la police, le 3 janvier 2020.
Des forces de l'ordre à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), ville où l'assaillant à l'arme blanche de Villejuif a été abattu par la police, le 3 janvier 2020. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Au lendemain de l'attaque à l'arme blanche de Villejuif (Val-de-Marne) qui a fait un mort, le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi de l'enquête. "Si les troubles psychiatriques importants de l'auteur des faits sont avérés, les investigations des dernières heures ont permis d'établir une radicalisation certaine du mis en cause, ainsi qu'une préparation organisée de son passage à l'acte", écrit le parquet antiterroriste dans un communiqué, samedi 4 janvier. "Elles ont aussi démontré un parcours meurtrier réfléchi et sélectif de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", ajoute-t-il. Les investigations se poursuivent pour les chefs d'assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteur terroriste criminelle, précise le parquet.

Des "ouvrages salafistes" dans son sac

Cette bascule n'est pas surprenante. "Il n'est pas à exclure" que le parquet antiterroriste se saisisse de l'enquête, avait annoncé la procureure de Créteil, samedi après-midi, peu avant cette saisine.

Pendant cette conférence de presse, Laure Beccuau a relaté que l'assaillant, Nathan C., avait perpétré son attaque en criant "Allah Akbar", et qu'il s'était converti à l'islam en 2017. Selon Philippe Bugeaud, directeur adjoint des brigades centrales de la police judiciaire, "quelques ouvrages salafistes" ont été retrouvés dans ses effets, ainsi qu'"une lettre que l'on peut qualifier de départ, de testamentaire", sans parler de lettre d'allégeance.