Agnès Saal, condamnée en 2016 pour plusieurs milliers d'euros de frais de taxi, a été suspendue de sa Légion d'honneur

Directrice générale du Centre Pompidou de 2007 à 2014, puis présidente de l'INA de mai 2014 à avril 2015, Agnès Saal avait dû démissionner après des révélations sur ses dépenses excessives en taxis. 

Agnès Saal, ancienne présidente de l\'INA, lors d\'une conférence de presse du gouvernement, le 22 mai 2018 à Paris.
Agnès Saal, ancienne présidente de l'INA, lors d'une conférence de presse du gouvernement, le 22 mai 2018 à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Ses 48 000 euros de frais de taxi avaient défrayé la chronique. L'ex-patronne de l'Institut national de l'audiovisuel Agnès Saal, sanctionnée en 2015 puis condamnée en 2016 pour ces frais de taxis indus, a été suspendue pour deux ans de son titre de chevalier de la Légion d'honneur et a vu sa nomination au grade d'officier annulée, selon le Journal officiel du vendredi 19 juillet.

"Il est décidé qu'il ne sera pas procédé à la réception dans le grade d'officier de la Légion d'honneur" de celle qui est désormais haut fonctionnaire à l'égalité, la diversité et la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la Culture, indique le Journal officiel.

En outre, "elle est suspendue pour une durée de deux ans de l'exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de chevalier", y est-il écrit.

Une procédure entamée dès 2016

"C'est bien pour l'histoire de ses frais de taxis" qu'il est procédé à cette suspension et cette rétrogradation, a précisé une source dans l'entourage du président de la République. La même source ajoute que "la procédure a été entamée dès le mois de juin 2016" mais qu'elle a pris du temps en raison des différentes consultations nécessaires.

"C'est la grande chancellerie qui décide des mesures disciplinaires", explique la même source, même si c'est "le président de la République, grand maître de l'Ordre, qui signe les décrets".

Directrice générale du centre Pompidou de 2007 à 2014, puis présidente de l'INA de mai 2014 à avril 2015, Agnès Saal avait dû démissionner après des révélations sur ses dépenses excessives en taxis (près de 24 000 euros à l'INA et près de 24 000 euros au Centre Pompidou), qui lui ont valu six mois de suspension sans solde ainsi qu'une condamnation à trois mois de prison avec sursis et une double amende.