Info franceinfo Violences urbaines : un déclenchement de l'état d'urgence "n’est pas une option envisagée aujourd’hui", selon Matignon

L'état d'urgence avait été décrété en 2005 après les émeutes qui avaient suivi la mort de deux jeunes électrocutés en tentant de fuir la police.
Article rédigé par Julie Marie-Leconte
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
La Première ministre Elisabeth Borne. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Un déclenchement de l'état d'urgence "n’est pas une option envisagée aujourd’hui", indique Matignon à franceinfo jeudi 29 juin, après une nouvelle nuit de violences urbaines en lien avec la mort de Nahel à Nanterre (Hauts-de-Seine). Le jeune homme de 17 ans a été tué par un policier à la suite d'un refus d'obtempérer.

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L'état d'urgence avait été décrété lors des émeutes de 2005, qui ont suivi la mort de Zyed et Bouna. Les deux adolescents ont péri électrocutés dans un transformateur en tentant d'échapper à la police à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Plusieurs voix s'élèvent pour le réclamer du côté des Républicains et de Reconquête ! Jeudi soir, le président des Républicains (LR), Éric Ciotti, avait demandé que l'état d'urgence soit déclenché "sans délai" là où des incidents ont éclaté après que le jeune homme de 17 ans a été tué par un policier à la suite d'un refus d'obtempérer. Le président de Reconquête !, Éric Zemmour, a fait une demande similaire. Pour lui, "seule la fermeté pourra ramener l'ordre et la paix". Pierre-Henri Dumont, porte-parole des Républicains à l’Assemblée nationale et secrétaire général adjoint du parti, a estimé jeudi 29 juin sur franceinfo que le déclenchement de l'état d’urgence permettrait "de rétablir l’ordre" et de mettre en place "des couvre-feux pour les mineurs non accompagnés d'un adulte ayant autorité".

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