Suspension de l'exclusion d'Eric Ciotti : "Eric Ciotti est président des LR, c'est la décision" de la justice, affirme son avocat

"Les partis politiques ne sont pas au-dessus des lois de la République" réagit l'avocat d'Eric Ciotti, Maître Philippe Torre, vendredi 14 juin. Le patron du parti de droite avait été exclu par les cadres du parti après son alliance avec le Rassemblement national aux élections législatives.
Article rédigé par franceinfo
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La justice a tranché et suspend l'exclusion d'Eric Ciotti du parti Les républicains - photo d'illustration. (TELMO PINTO / MAXPPP)

"Eric Ciotti est président des LR", a affirmé à franceinfo, vendredi 14 juin, son avocat Philippe Torre, après la décision du tribunal judiciaire de Paris de suspendre l'exclusion d'Eric Ciotti par le bureau politique de LR.

"Les LR qui ont éjecté de son bureau Eric Ciotti ont violé la loi. C'est ce qu'a jugé le tribunal judiciaire de Paris", affirme Philippe Torre. "Ils l'ont violé grossièrement."

"Les partis politiques ne sont pas au-dessus des lois de la République"

L'avocat du président des Républicains le martèle : "Il faut que monsieur Wauquiez, monsieur Bertrand", membres du bureau politique de LR, "comprennent ça. C'est insupportable, le spectacle qu'ils ont donné aux Français en procédant de la sorte. C'est tout à fait préjudiciable."

Pour les investitures du parti pour les élections législatives, "les conséquences politiques peuvent être tout à fait considérables", estime Philippe Torre. "Il est claire que l'union nationale qu'a organisé Eric Ciotti avec Marine Le Pen et avec Marion Maréchal ne peut que s'en sortir encore mieux."

La décision finale attendue d'ici un à deux ans

La décision du tribunal de Paris de ce vendredi est une "décision de référé", précise l'avocat d'Eric Ciotti. Sur le fond du conflit qui oppose le président et le bureau politique de LR, la décision interviendra "dans un an, dans deux ans", selon Philippe Torre. Elle "tranchera l'ensemble des différends entre les partis". Mais la décision de ce vendredi "est particulièrement solide", ajoute l'avocat. "Nous nous reverrons dans un an pour la décision au fond, et puis un an plus tard pour l'appel. Parce qu'ils vont multiplier les procédures pour s'agiter. Mais je suis tout à fait confiant."

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