Elections régionales et départementales : à Montrouge, en banlieue parisienne, on ne se bouscule pas aux bureaux de vote

Après un premier tour marqué par une participation historiquement basse, le niveau de l'abstention est particulièrement scruté ce dimanche 27 juin. Dans un bureau de vote de Montrouge, pas de regain d'affluence en début de journée.

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Radio France
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Des isoloirs vides dans un bureau de vote du Finistère lors du premier tour des élections régionales et départementales, le 20 juin 2021. (AURÉLIE LAGAIN / RADIO FRANCE)

Y aura-t-il un sursaut démocratique ce dimanche 27 juin ? C'est un des enjeux principaux du second tour des élections régionales et départementales, après un premier tour, le dimanche précédent, marqué par une abstention record, de 66,72%. Les premières indications de la participation, à 12 heures, ne sont pas rassurantes. Seuls 12,66% des électeurs se sont rendus aux urnes, soit quasiment le même niveau de mobilisation qu'au premier tour, le dimanche 20 juin, à la même heure (12,22%). À 17 heures, la participation s'établit à 27,89%, à peine un point de plus qu'au premier tour. 

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Des électeurs habitués à voter

Dans un bureau de vote, installé à l'hôtel de ville de Montrouge, en banlieue parisienne, les électeurs sont plutôt des habitués. "C'est pour des raisons familiales", témoigne Amandine. "Mon père nous a toujours appris à voter. Même si on n'a pas d'avis, on a toujours voté à tous les scrutins. Pour moi, c'est quand même important de venir."

Pour accéder au bureau, il faut porter un masque et respecter un protocole sanitaire, "Il y a des gels hydroalcooliques un peu partout et cela, c'est bien. On vient avec un stylo, sinon on nous propose de le désinfecter avant de le prendre", entend rassurer Amandine. "Tout est fléché, tout est bien mis et ça se passe très bien", ajoute Emmanuel.

"On peut pas dire qu'on est serrés, on ne prend pas de grands risques."

Emmanuel, votant dans un bureau en banlieue parisienne

à franceinfo

Il n’y a en effet pas foule dans ces deux bureaux de vote. Plus de 6 électeurs sur 10 ne se sont pas déplacés ici dimanche 21 juin, lors du premier tour. Emmanuel, carte d'électeur et d'identité entre les mains, n'est pas surpris, "vu le manque d'information qu'on a de manière générale sur les élections régionales et départementales. On n'a pas du tout parlé des enjeux locaux, à aucun moment." Finalement, son vote s'est basé "uniquement sur les professions de foi." "Heureusement que je les ai reçues, s'exclame-t-il. Parce que j'ai cru comprendre que certains ne les avaient pas reçues."

"Même sur les professions de foi, c'est un bout de papier, une feuille A4. C'est quand même difficile de se faire une idée sur un projet."

Emmanuel

à franceinfo

Au parc Montsouris, dans le sud de Paris, Cécile, en tenue de sport, assure qu'elle "finit sa sortie running" et qu'elle va voter immédiatement après pour ce second tour. Elle ne s'est pas déplacée au premier car elle n'était pas à Paris, et c'était "trop tard pour faire une procuration". De même pour Marc, parti en week-end le dimanche 20 juin. Mais il hésite encore à se déplacer ce dimanche : "Mes idées ne sont pas encore fixées, sachant que ce sera un pis-aller."

A Montrouge, en banlieue parisienne, on ne se bouscule pas aux bureaux de vote - reportage de Maureen Suignard
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