Résultats des élections municipales : visualisez en un gif la dégringolade du Rassemblement national

En 2014, le RN avait comptabilisé 1 438 sièges dans 463 communes. Six ans plus tard, ils n'obtiennent que 840 sièges dans 258 communes.

L\'évolution du nombre de conseillers municipaux RN entre 2014 et 2020.
L'évolution du nombre de conseillers municipaux RN entre 2014 et 2020. (FRANCEINFO)

Une grande victoire qui cache une dégringolade générale. Dimanche 28 juin, le Rassemblement national s'est réjoui de sa conquête de la ville de Perpignan au second tour des élections municipales. Mais ailleurs en France, le parti de Marine Le Pen voit son nombre de conseillers municipaux s'effondrer. En 2014, le RN avait comptabilisé 1 438 sièges dans 463 communes. Six ans plus tard, ils n'obtiennent que 840 sièges dans 258 communes.

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L\'évolution du nombre de conseillers municipaux du Rassemblement national entre 2014 et 2020.
L'évolution du nombre de conseillers municipaux du Rassemblement national entre 2014 et 2020. (FRANCEINFO)

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Parmi les figures de cette dégringolade, le sénateur Stéphane Ravier a échoué à conserver la mairie des 13e et 14e arrondissements de Marseille. Mais ce n'est pas tout, le maire sortant de Mantes-la-Ville, Cyril Nauth, seul maire du Rassemblement national d'Ile-de-France, a été largement battu par un novice en politique soutenu par La République en marche, Sam Damergy. Enfin, au Luc, une ville du Var de 10 800 habitants, le maire sortant RN Pascal Verrelle a aussi été battu en duel par le candidat LR Dominique Lain (55,73% contre 44,26%).

De maigres conquêtes

A l'exception de Perpignan, les nouvelles conquêtes sont maigres pour le Rassemblement national. Un député RN, Ludovic Pajot, a remporté dans le Pas-de-Calais la ville de Bruay-la-Buissière (22 000 habitants). Le parti d'extrême droite a aussi gagné Moissac (12 500 habitants), dans le Tarn-et-Garonne, où l'ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, Romain Lopez, avait failli l'emporter dès le premier tour.

Au premier tour, le scrutin n'avait déjà pas été le grand cru espéré par le Rassemblement national. Le parti de Marine Le Pen avait déposé moins de listes que prévu et ses résultats avaient baissé dans les villes de plus de 10 000 habitants, y compris dans ses bastions des Hauts-de-France et de Provence-Alpes-Côte d'Azur.