Vidéo Législatives : le gouvernement refuse d'"agir en fonction des demandes de soumission" de Jean-Luc Mélenchon, selon Olivia Grégoire

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La porte-parole du gouvernement a vivement critiqué le leader insoumis, et a assuré que le gouvernement n'irait chercher des voix ni du côté du RN ni du côté de LFI.

"Je trouve un peu cocasse qu'un monsieur qui ne se présente pas aux élections lui-même parle de vote de confiance à l'endroit d'une Première ministre qui, elle, a été élue", a lancé la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, jeudi 23 juin sur franceinfo. La veille, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a de nouveau appelé la cheffe du gouvernement à solliciter la confiance par un vote des députés, et à démissionner si elle ne l'obtient pas.

"Jean-Luc Mélenchon veut soumettre Elisabeth Borne à un vote de confiance sur une déclaration de politique générale. Le leader des Insoumis aime soumettre, il a soumis d'ailleurs dans [la] Nupes les socialistes et les écologistes."

Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement

à franceinfo

Une coalition avec le RN ou LFI "n'est pas au programme"

Son message est clair : "Ce n'est pas en fonction des demandes de soumission de Jean-Luc Mélenchon que le gouvernement agit et agira". Elisabeth Borne a-t-elle toutefois déjà fait son choix ? "Ce n'est pas à moi de répondre", a éludé Olivia Grégoire.

Elle en a aussi profité pour faire une mise au point sur la position du gouvernement vis-à-vis de certaines oppositions. "Il n'y a pas une seule seconde, à un seul moment l'idée d'aller chercher des voix des accords avec le Rassemblement national", a-t-elle assuré, contrairement à ce qu'a assuré la députée La République en marche Cécile Calvez, lundi sur France 5. "C'est la même chose" avec La France insoumise, a-t-elle assuré. Quant à une éventuelle coalition avec le RN ou LFI, "ce n'est pas au programme non plus", a-t-elle affirmé.

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