Réforme des institutions : Gérard Larcher "en total désaccord" avec la réduction de 30% de parlementaires

Le président Les Républicains du Sénat a accordé un entretien au "Figaro".

Gérard Larcher, le 2 octobre 2017 au Sénat.
Gérard Larcher, le 2 octobre 2017 au Sénat. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Gérard Larcher tape du poing sur la table. Dans un entretien à paraître vendredi 6 avril dans les colonnes du Figaro (article réservé aux abonnés), le président du Sénat se dit "en total désaccord" avec la réduction de 30% du nombre de parlementaires voulue par l'exécutif dans sa réforme des institutions.

"Je suis en total désaccord avec le président sur ce point. Il faut se poser la question de la juste représentation des territoires. Avec 30%, elle ne peut plus être assurée", estime Gérard Larcher. Par ailleurs, "nous sommes d'accord sur un minimum d'un député et d'un sénateur par département. Cela doit figurer dans la Constitution. C'est essentiel", ajoute-t-il.

"Copie à améliorer"

Gérard Larcher, qui préside le Sénat à majorité de droite, a en revanche "le sentiment d'avoir été entendu" avec la proposition de l'exécutif d'introduire 15% de proportionnelle aux élections législatives. Il y voit une "voie de passage" entre cet "engagement du président de la République" et les défenseurs du scrutin majoritaire, dont Les Républicains.

"Je ne suis pas favorable au scrutin proportionnel. Mais je reconnais que c'est un engagement du président de la République. J'ai donc travaillé pour que le taux de proportionnelle soit le plus faible possible", a expliqué Gérard Larcher, alors que le président du groupe LR à l'Assemblée nationale Christian Jacob a rappelé sa totale opposition à cette mesure.

"Copie à améliorer", conclut Larcher après la présentation des arbitrages de l'exécutif mercredi par Edouard Philippe. "J'ai bien noté qu'il ne s'agissait pas de bouleverser la Ve République. J'ai même entendu le Premier ministre nous parler de la renforcer. Alors j'attends des amendements de renforcement !"