Mayotte : un scrutin sous haute tension

Ce dimanche se tient à Mayotte, le premier tour de l'élection législative partielle. Un scrutin décisif alors que le département d'Outre-mer est secoué, depuis quatre semaines, par une vague de contestation de grande ampleur.

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À Mamoudzou, principale ville de Mayotte, les urnes et bulletins sont arrivés dans les bureaux de vote. Tout est prêt pour la législative partielle de ce dimanche 18 mars. Un scrutin que beaucoup d'élus auraient voulu voir reporter avant que le représentant de l'État leur oppose une fin de non recevoir, cette après-midi. "Les maires m'ont fait part de leurs craintes. Ils m'ont également dit leur engagement à participer à des élections. Le scrutin est maintenu", confirme Frédéric Veau, préfet de Mayotte.

Des risques de débordements ?

Pourtant le porte-parole des maires de Mayotte s'attend au pire : "Il se pourrait qu'il y ait des débordements, des situations incontrôlables." La tension reste vive dans ce département français, théâtre depuis plus d'un mois d'un vaste mouvement social contre l'insécurité. À quelques kilomètres de Mamoudzou, sur un barrage mis en place par des citoyens et syndicalistes en colère, on promet néanmoins de ne pas bloquer ceux qui désirent aller voter... sans pour autant les comprendre. "À l'heure actuelle, avec tout ce qu'il se passe à Mayotte, on n’a pas la tête à aller voter", glisse ce mahorais. 

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Les mères mahoraises manifestent contre l\'insécurité dans les établissements scolaires.
Les mères mahoraises manifestent contre l'insécurité dans les établissements scolaires. (AFP)