Dissolution : "C'est un immense gâchis à neuf jours d'un vote historique" sur la fin de vie, pour l'Association pour le droit à mourir dans la dignité

Tous les travaux parlementaires en cours au Palais-Bourbon sont à l'arrêt après l'annonce dimanche de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Jonathan Denis, le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD). (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

"C'est un immense gâchis à neuf jours d'un vote historique", déplore lundi 10 juin sur franceinfo, Jonathan Denis, le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), alors que l'examen du projet de loi créant une aide à mourir a été arrêté par l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale dimanche par Emmanuel Macron. Le texte devait être adopté le 18 juin.

Il estime que ce texte aurait été historique également sur le plan "des soins palliatifs et des soins d'accompagnement, puisque les députés s'étaient prononcés sur un doublement de ses moyens".

Il faut "poursuivre les travaux sur la fin de vie"

Malgré cet "immense gâchis", le président de l'ADMD veut garder "l'espoir" et "appelle à ne pas dissoudre le débat démocratique", rappelant que la fin de vie a fait l'objet de "plus de 300 heures de débats entre la Convention citoyenne et l'Assemblée nationale, avec plus de 3 500 amendements discutés". "On ne peut pas s'assoir sur cette discussion démocratique et balayer tout cela", prévient-il.

Il souhaite ainsi que les chefs de parti, "y compris Jordan Bardella", se prononcent sur la fin de vie au cours de la campagne pour les élections législatives et "s'engagent à poursuivre les débats, dès l'ouverture de la nouvelle législature".

"J'appelle le président de la République à s'engager publiquement à poursuivre les travaux sur la fin de vie. Il faut qu'Emmanuel Macron entende tous ces malades, qui se disent depuis ce matin 's'il n'y a pas de texte, je devrais partir au Luxembourg, en Suisse, en Belgique'", conclut Jonathan Denis.

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