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SNCF : une "chute colossal" du fret en six ans

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DPX Ramaux SNCF
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France Télévisions

La SNCF envisage des suppressions de postes dans le fret, alors que le Premier ministre a parlé de ce secteur comme une priorité. Christophe Ramaux, éditorialiste économique, revient sur ce paradoxe dans le 23h de franceinfo.

Des suppressions de postes dans le fret sont à prévoir au sein de la SNCF, au moment où le Premier ministre Jean Castex a affirmé vouloir faire de ce secteur une priorité. "Il faut savoir que les suppressions de postes annoncées, si elles sont confirmées, étaient prévues. C'est le cas depuis des années. On est passé de 8 000 salariés en 2014 dans le fret à SNCF à 5 000, c'es une chute colossale. Et si on remonte à plus loin, c'est encore pire. La France est un des pays industrialisés où le transport de marchandises passe le plus par la route. En Allemagne, en Autriche, en Suisse, on est à 30%. Le problème que l'on a sur le fret, c'est que le ferroviaire est victime d'une concurrence déloyale de la route : le transport routier bénéficie d'une subvention implicite, il ne paye pas les infrastructures, sauf les péages. Or on demande à la SNCF de payer les trains qui circulent mais aussi les réseaux", explique l'économiste.

Que faudrait-il faire ?

"Le fret SNCF ne peut pas être concurrentiel. Il faut un plan massif. Il y a eu une demande des opérateurs publics et privés sur le thème et ce qui menace le fret ferroviaire. SNCF réseaux est au bord de la faillite ; une entreprise normale serait d'ailleurs déjà en faillite. Ils demandent un plan de relance de 14 milliards", détaille Christophe Ramaux.

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