La SNCF prévoit de supprimer plus de 2 000 emplois en 2018

Les postes supprimés concerneront "des départs non remplacés, essentiellement des départs à la retraite", précise l'AFP, citant syndicats et direction.

Un TGV à Nantes (Loire-Atlantique), le 8 novembre 2017.
Un TGV à Nantes (Loire-Atlantique), le 8 novembre 2017. (LOIC VENANCE / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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La SNCF annonce des suppressions d'emplois. Selon le projet de budget annuel présenté mercredi 13 décembre au comité central du groupe public ferroviaire, le groupe prévoit  2 081 suppressions d'emplois, en 2018. La grande majorité de ces suppressions (2 046) concerneront la branche SNCF Mobilités (-2,5% des effectifs) et d'autres (35) dans la holding de tête du groupe (-0,4%).

Les postes supprimés concerneront "des départs non remplacés, essentiellement des départs à la retraite", précise l'AFP, citant syndicats et direction. 

La SNCF prévoit par ailleurs "plus de 5 000 recrutements en 2018, la plupart sur le terrain, pour le contact avec la clientèle et les infrastructures", a indiqué la direction de la SNCF. 

Une situation "plus qu'inquiétante" pour les syndicats

"Les chiffres de suppressions d'emplois sont globalement identiques depuis quelques années. Ce budget est sans surprise. Cette trajectoire est tout à fait connue et partagée avec l'État. On s'adapte à l'avenir économique", a souligné la direction.

L'Unsa a de son côté dénoncé un budget où "encore une fois, on a des plans de performance qui fonctionnent avec des économies passant par des suppressions d'emplois". La nette baisse des emplois au sein de SNCF Mobilités est "plus qu'inquiétante" car "on a besoin d'effectifs pour informer les voyageurs et faire face aux situations perturbées", d'autant que le chiffre d'affaires de cette branche est prévu "en hausse de 3,4%" en 2018, a expliqué Roger Dillenseger de l'Unsa.

L'an dernier, le projet de budget 2017 annonçait environ 1 200 suppressions de postes dans la branche Mobilités, où finalement près de 2 100 postes ont été supprimés cette année.

La CFDT a critiqué pour sa part "des suppressions de postes au titre de la performance, de la productivité et du recours à la sous-traitance", au moment où il y a "lieu de s'interroger après les incidents" récents. Après deux pannes majeures fin juillet et début décembre à la gare de Paris-Montparnasse, la SNCF a promis la semaine dernière "une profonde réorganisation" dans la gestion de la rénovation de ses infrastructures.