Vidéo Grève à la SNCF : "S'il n'y a pas d'annonces significatives, on aura probablement d'autres initiatives pendant l'été et surtout à la rentrée", prévient la CGT-Cheminots

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Laurent Brun, secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots, promet sur franceinfo mercredi une réponse "unitaire" des syndicats représentatifs de la SNCF si leurs revendications sur une hausse des salaires ne sont pas entendues.

"S'il n'y a pas d'annonces significatives on aura probablement d'autres initiatives pendant l'été et surtout à la rentrée", a prévenu mercredi 6 juillet sur franceinfo Laurent Brun, secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots. Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont appelé à la grève mercredi pour obtenir des hausses de salaires "face à l'inflation qui explose".

franceinfo : Le mouvement est-il très suivi ?

Laurent Brun : Le mouvement s'annonce beaucoup plus suivi que ce qu'on pouvait imaginer. On est sur des taux de mobilisation qui sont similaires à celles sur la retraite en 2019.

Pourquoi faites-vous grève ?

Comme beaucoup d'autres salariés dans ce pays, pour des augmentations de salaires face à une inflation qui explose. Des discussions il y en a eu beaucoup avec la direction depuis le début de l'année mais on est dans un gel du traitement de base depuis 2014. En début d'année, il y a eu beaucoup de mouvements de grève locaux sur la question des salaires et sur l'emploi, donc on ne peut pas dire que les choses n'ont pas été abordées à de multiples reprises. Pourtant, la direction SNCF refuse toujours d'avoir une vraie négociation annuelle obligatoire avant la fin de l'année et nous propose une table ronde aujourd'hui.

Le PDG de la SNCF affirme qu'il faut satisfaire les revendications sociales légitimes. Cela va donc dans le bon sens. Qu'en pensez-vous ?

C'est comme beaucoup de déclarations publiques des employeurs ou des pouvoirs publics, dans le discours il y a des choses positives, dans la pratique, pour l'instant, nous n'avons aucune augmentation générale des salaires. Et ce qui est était prévu c'était une prime d'urgence en juillet et des négociations obligatoires en décembre, voire en janvier 2023. Face à l'inflation que l'on connaît cela ne nous satisfait pas. Par ailleurs les entreprises qui augmentent leurs tarifs si elles n'augmentent pas les salaires pendant cette période d'inflation, elles augmentent leurs marges et c'est inacceptable. On a des résultats financiers qui dépassent les attentes, on a tout un tas de situations positives pour les comptes de l'entreprise et des salariés qui depuis 2014 n'ont pas d'augmentation. C'est vécu comme quelque chose d'intolérable.

Que demandez-vous ?

Si on calcule les prévisions d'inflation de cette année et ce qu'on a perdu depuis 2014, on est à 14%. Donc nous voulons à minima le maintien de notre pouvoir d'achat par la couverture de l'inflation. Ensuite, il y a un débat qu'on devrait avoir dans toutes les entreprises qui est celui du partage de la valeur ajoutée.

Prévoyez-vous d'autres mouvements ?

On a une démarche unitaire avec les quatre organisations syndicales représentatives de l'entreprise. Nous allons faire une déclaration unitaire sur les exigences que l'on porte toutes ensembles. A l'issu de ce qui va être annoncé on aura une position unitaire. Evidemment s'il n'y a pas d'annonces significatives on aura probablement d'autres initiatives pendant l'été et surtout à la rentrée.

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