VIDÉO. SNCF : avec Transdev, la concurrence est sur les rails

La grève à la SNCFa repris dans la soirée du mardi 22 mai. En Allemagne, 400 compagnies de train sont nées depuis l'ouverture du rail à la concurrence en 1994. L'un des géants de ce marché est Transdev, une entreprise française, qui pourrait décrocher de nouveaux contrats en France.

Voir la vidéo
france 2

Transdev, un géant des transports qui s'apprête à défier la SNCF. Trains, bus, tramways, ferries : le groupe français transporte dix millions de passagers chaque jour dans le monde et compte 82 000 salariés. Objectif affiché avec l'ouverture de la concurrence : devenir le principal concurrent de la SNCF. Pour y parvenir, le groupe veut appliquer en France sa recette allemande.

Un personnel polyvalent et un service client rigoureux

Là-bas, c'est le deuxième opérateur pour les trains régionaux, derrière la Deutsche Bahn, la compagnie historique en Allemagne. La filiale de Transdev gère une partie de cette ligne entre Mayence et Cologne. Propreté, ponctualité, personnel : des engagements ont été pris auprès de la région. S'ils ne sont pas tenus, la sanction est immédiate et radicale. Si certains voyageurs ont noté une évolution, d'autres ne voient pas vraiment de différence selon les opérateurs.

Autre recette : la polyvalence des cheminots. C'est ce qu'applique Transdev sur la seule ligne qu'elle exploite en France, en Bretagne. Le contrôleur vend des billets en gare avant le départ, et le conducteur se charge aussi de faire le plein de carburant. Un modèle que le transporteur souhaite développer partout en France. De nouveaux trains, mais pas forcément des billets moins chers pour les clients ; en Allemagne, l'ouverture à la concurrence n'a pas fait baisser les prix. Transdev n'est pas la seule entreprise à s'intéresser au rail français : l'Italienne Trenitalia ou encore la Deutsche Bahn sont aussi sur les rangs.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un bus de l\'opérateur Transdev, le 5 mai 2010, place de la Bastille, à Paris.
Un bus de l'opérateur Transdev, le 5 mai 2010, place de la Bastille, à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)