SNCF : les grévistes s'organisent pour tenir

Les cheminots ont-ils les moyens de tenir financièrement une grève qui irait au-delà du mois de juin ?

France 3

Quatrième jour de grève à la SNCF : ces manifestants croisés ce lundi 9 avril commencent à faire leurs comptes. Pourtant, le mouvement est soigneusement orchestré pour limiter les pertes financières, et durer. Grâce à la grève perlée qui tombe parfois sur ses congés, Caroline Wavelet ne suivra que les deux tiers de la grève. "Sur les 12 jours qui sont répartis tous les mois, par rapport à mon roulement, j'en ferai huit", explique-t-elle.

126 millions d'euros, le pactole de la CFDT

L'argent, le nerf de la guerre : plus de 1 000 euros récoltés hier par exemple à ce péage. Cela servira à financer les manifestations, mais aussi à aider certains cheminots. Mais la solidarité ne suffira pas, alors la CFDT compte sur sa caisse de grève, alimentée par les cotisations de ses adhérents. Son trésorier est en train d'envoyer le mode d'emploi pour être indemnisé : 50 euros par jour et par cheminot, quel que soit le salaire. Le syndicat a des réserves : 126 millions d'euros. De quoi indemniser ses adhérents pendant 7 ans. Ces cagnottes syndicales n'ont pour l'instant pas servi. Elles joueront leur rôle à la fin du mois, quand les premières fiches de paie amputées des jours de grève arriveront au courrier.

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A la gare Saint-Charles de Marseille, le 7 avril 2018.
A la gare Saint-Charles de Marseille, le 7 avril 2018. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)