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Grève à la SNCF : "L'État est en train de larguer" les cheminots, selon Marine Le Pen

"La privatisation de la SNCF est sur les rails. Les arguments qui sont développés sont des arguments injustes et malhonnêtes", a estimé, ce dimanche sur franceinfo/France Inter, la présidente du Front national Marine Le Pen, invitée de "Questions Politiques".

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Radio France
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Marine Le Pen, présidente du Front national, invitée de "Questions Politiques" sur franceinfo/France Inter dimanche 8 avril. (RADIO FRANCE)

"L'État est en train de larguer la SNCF", a lancé Marine Le Pen dimanche 8 avril sur franceinfo/France Inter,alors que le mouvement de grève a repris dimanche à la SNCF. Invitée de l'émission "Questions Politiques", la présidente du Front national a estimé que "la privatisation de la SNCF est sur les rails. Les arguments qui sont développés sont des arguments injustes et malhonnêtes".

La dette est-elle la conséquence du statut des cheminots ? Réponse : non ! Or, c'est cela que dit le gouvernement

Marine Le Pen, président du FN

à franceinfo/France Inter

Marine Le Pen estime que les syndicats "ont raison" de dénoncer cela, et se dit aux côtés "de ceux qui refusent de se voir imposer les diktats de Bruxelles, et cette ouverture à la concurrence, dont nous savons que l'objectif à terme est la privatisation et donc la disparition des services publics". Mais la présidente du Front national épingle les "dirigeants des centrales syndicales qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron" et qui "font mine de crier au loup alors qu'ils ont ouvert au loup la porte de la bergerie".

"Il y a d'autres moyens de dire son désaccord"

Marine Le Pen regrette les perturbations entraînées par la grève des cheminots et "considère qu'il y a d'autres moyens, peut-être, d'exprimer le désaccord avec la politique menée par le gouvernement""On peut envisager la gratuité totale des transports pour les usagers", lance-t-elle.

"L'État doit reprendre la dette de la SNCF"

Marine Le Pen pense que "l'État doit reprendre la dette de la SNCF""La dette est la conséquence d'un tour de passe-passe scandaleux effectué par M. Juppé à la fin des années 90 qui a planqué une partie de la dette de l'État dans la SNCF pour faire plaisir à Bruxelles et rentrer dans les critères de convergence de la monnaie unique", a développé la présidente du Front national. Elle pointe également le fait que la ministre des Transports Élisabeth Borne a été directrice de la stratégie de la SNCF : "C'est elle qui est en partie coupable de la situation", et lui confie "le soin de mettre en oeuvre la réforme", regrette-elle.

"Il faut revoir l'intégralité de la stratégie de la SNCF. On peut discuter du statut des cheminots. Mais le faire de cette manière-là, et avec cet objectif là, la privation, c'est non", a conclu Marine Le Pen.

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