Coronavirus : la fréquence de circulation des trains va encore être réduite

Environ un train sur deux circule cette semaine, a indiqué le secrétaire d'Etat chargé des Transports.

Des voyageurs marchent sur un quai après être descendus d\'un train arrivant à Paris, le 17 mars 2020.
Des voyageurs marchent sur un quai après être descendus d'un train arrivant à Paris, le 17 mars 2020. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

La France continue de ralentir son activité. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a annoncé mardi 17 mars que le gouvernement allait encore réduire la fréquence des trains dans le pays pour limiter la propagation du coronavirus, alors que de nombreuses personnes quittaient les grandes villes pour aller à la campagne.

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"Nous allons réduire la cadence et la fréquence des trains, notamment longue distance, pour éviter par ces phénomènes d'exode que le virus circule davantage sur le territoire. Nous appelons chacun à la responsabilité", a déclaré Jean-Baptiste Djebbari sur la chaîne LCI. Il a souligné qu'il y avait "évidemment une tolérance donnée aux Français qui veulent se positionner par exemple dans leur résidence secondaire quand ils en ont une".

Entre 30% et 40% des trains rouleront la semaine prochaine

Le secrétaire d'Etat a estimé que 50% des trains circulaient cette semaine, par rapport à la normale, après les mesures de réduction déjà prises en fin de semaine dernière. Il a indiqué prévoir "entre 30 et 40% la semaine prochaine" par rapport au service normal de la SNCF. "Nous allons beaucoup réduire l'offre sur les longues distances (...) et donc sur les TGV et Intercités."

Pour les TER, "nous garderons une offre pour l'instant évaluée à 35% à 40%. Nous pilotons les besoins au jour le jour. Nous ne voulons surtout pas sous-dimensionner l'offre parce que nous voulons que les trajets qui vont se faire dans les jours prochains se fassent dans de bonnes conditions", a précisé Jean-Baptiste Djebbari.

Il a souligné que l'offre de transports urbains serait elle aussi diminuée : "Aujourd'hui, il y a 70% de bus et de métros qui roulent. Et nous allons réduire très progressivement dans les jours qui viennent, en lien avec les opérateurs des transports."