"Gilets jaunes" : violences et couvre-feu à La Réunion

Le préfet de La Réunion a décidé de mettre en place un couvre-feu dans soirée du 20 novembre, mais il n’est pas respecté partout. La journaliste Sandrine Gastrin est sur place pour France 3.

France 2

À La Réunion, les manifestations des "gilets jaunes" ont été entachées de violences. La préfecture a instauré un couvre-feu. Il s'agit d'une interdiction de circuler de 21 heures à 6 heures du matin dans 14 communes de l'île. "Ce couvre-feu n'est pas respecté partout, selon la journaliste Sandrine Gastrin, notamment à Saint-Denis où des casseurs tentent de piller une grande surface, les gendarmes chargent peu après le début du couvre-feu", explique la journaliste Sandrine Gastrin.

Une décision inédite

La décision est inédite pour La Réunion. "Elle a été prise par le préfet pour tenter de sécuriser les quartiers qui subissent des violences et des pillages depuis le début de la mobilisation de 'gilets jaunes'", poursuit la journaliste. Cinq personnes ont déjà été condamnées ce matin pour des peines allant jusqu'à deux ans de prison fermes. La vie économique tourne au ralenti, le dépôt de carburant est bloqué, la pénurie d'essence se fait ressentir. "Le trafic est interrompu jusqu'à demain matin à l'aéroport Roland-Garros", conclut Sandrine Gastrin.

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Des affrontements ont eu lieu entre groupes de jeunes et forces de l\'ordre dans plusieurs communes de l\'île, comme ici à Saint-Denis-de-la-Réunion, sur l\'île de La Réunion, lundi 19 novembre 2018.
Des affrontements ont eu lieu entre groupes de jeunes et forces de l'ordre dans plusieurs communes de l'île, comme ici à Saint-Denis-de-la-Réunion, sur l'île de La Réunion, lundi 19 novembre 2018. (RICHARD BOUHET / AFP)