"Gilets jaunes" : retour difficile au calme

Nouveau samedi d’action des "gilets jaunes" avec plus de 125 000 personnes mobilisées. Des manifestations pour plus de pouvoir d’achat et une justice sociale où les heurts se sont multipliés.

Comme chaque samedi, Paris a été l’épicentre de la violence, encore vive dans le centre jusqu’à 21h. Le face à face entre les forces de l’ordre et les casseurs s’est déplacé dans la capitale toute la journée. Un peu partout, les gaz lacrymogènes ont semé la panique sur les trottoirs. "Il n’y en avait pas un seul qui avait un gilet, c’était vraiment plus des gens avec des masques qui étaient hyper chauds ; j’ai l’impression qu’ils s’étaient préparés pour ça", raconte un passant. Pendant de longues minutes, les casseurs s’attaquent aux boutiques. Dans le ciel, le projecteur d’un hélicoptère éclaire la scène avant que les forces de l’ordre ne passent à l’action Place de la République.

Les gardés à vue ne comprennent pas

Dans le quartier de la Gare Saint-Lazare, certaines boutiques ont été dévastées. "C’était plus calme même si quand on regarde autour de nous, il y a plus de casse que la semaine dernière", explique un commerçant. Dans la soirée, les premières libérations de gardes à vue sont opérées. "À peine sortis de la voiture, ils nous ont demandé de vider nos poches, d’ouvrir le coffre de la voiture. Alors effectivement on avait des masques à gaz…", précise une "gilet jaune". "J’ai été interpellé à 1h du matin, alors évidemment j’avais un masque à gaz", ne comprend pas un autre. Les véhicules de la gendarmerie sont redevenus maîtres des Champs-Elysées dans la soirée.

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Des policiers arrêtent des manifestants sur les Champs-Elysées le 8 décembre 2018 à Paris.
Des policiers arrêtent des manifestants sur les Champs-Elysées le 8 décembre 2018 à Paris. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)