"Gilets jaunes" : les irréductibles du Puy-de-Dôme

Signe que la mobilisation des "gilets jaunes" n'est pas encore tout à fait terminée, certains manifestants refusent de quitter le camp, comme à Ambert (Puy-de-Dôme).

FRANCE 3

À peine 6 heures du matin et les renforts arrivent déjà sur un rond-point occupé par les "gilets jaunes" à Ambert (Puy-de-Dôme). Ils sont une vingtaine à avoir rejoint les "gilets jaunes" restés sur place, dans la nuit du mardi 18 décembre. Ces lève-tôt voulaient montrer qu'ils n'acceptent pas l'évacuation. "On a des revendications et le gouvernement n'y répond absolument pas. Tant qu'on n’aura pas obtenu ce que l'on demande, on restera. On veut montrer que l'on résiste et on veut montrer que si les forces de l'ordre interviennent, on sera là et on ne se laissera pas faire", affirme un "gilet jaune".

Un camp démantelé par ses propres "gilets jaunes"

Pour ces "gilets jaunes" pacifistes, pas question d'aller à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Plutôt que d'attendre leur intervention, ils ont préféré prendre les devants en détruisant eux-mêmes leur camp. Un symbole pour eux. Ils se sont installés un peu plus loin, sur un terrain privé. Le propriétaire est d'accord pour qu'ils s'installent ici, juste en face de leur ancien camp. "Nous avions un endroit convivial, où les personnes venaient participer. Nous n'avions ne posions aucun problème à quiconque", déplore un "gilet jaune".

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Des \"gilets jaunes\" occupent un rond-point près de Lyon (Rhône), le 17 décembre 2018.
Des "gilets jaunes" occupent un rond-point près de Lyon (Rhône), le 17 décembre 2018. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)