CSG, gaz et carburant : trois baisses entrent en vigueur au 1er mai

Les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois vont, notamment, enfin bénéficier de l'annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).

Un homme manifeste avec un drapeau de la CGT, le 11 avril 2019, à Paris.
Un homme manifeste avec un drapeau de la CGT, le 11 avril 2019, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

En mai, fais ce qu'il te plaît (avec quelques euros en plus). Trois mesures décidées à la fin de l'année dernière par le gouvernement, en réponse à la crise des "gilets jaunes", vont entrer en application, mercredi 1er mai. Des millions de Français sont concernés. Franceinfo vous récapitule ces changements, favorables pour votre portefeuille.

La CSG baisse pour de nombreux retraités

La mesure est entrée en vigueur le 1er janvier mais sa mise en œuvre a été retardée pour des raisons techniques : les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois vont enfin bénéficier de l'annulation de la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG). Passée à 8,3% en 2018 pour ceux recevant plus de 1 200 euros par mois, elle va redescendre à 6,6%, comme promis par Emmanuel Macron, en décembre, en réponse au mouvement des "gilets jaunes".

Cette mesure, qui concerne environ 3,5 millions de foyers, va s'accompagner d'un remboursement des montants versés en trop depuis quatre mois. L'argent doit arriver sur les comptes en banque le 9 mai. "En fonction des banques, il y aura peut-être un décalage du virement d’un ou deux jours", précise le ministère des Solidarités et de la Santé au Figaro.

Les tarifs réglementés du gaz reculent aussi

Autre conséquence du mouvement des "gilets jaunes" : les tarifs réglementés du gaz proposés par Engie vont continuer leur baisse entamée au début de l'année. Ils vont reculer de 0,2% pour les clients utilisant le gaz pour la cuisson, de 0,4% pour ceux cumulant cuisson et eau chaude, de 0,7% pour ceux se chauffant au gaz et de 0,8% pour ceux équipés d'une petite chaufferie. Environ 4,3 millions de clients sont concernés par ces baisses.

Comme le détaille ce document de la commission de régulation de l'énergie (CRE), le recul doit se poursuivre en juin. Pour les mois suivants, l'évolution des tarifs n'est pas encore définie. 

L'Auvergne-Rhône-Alpes diminue sa taxe sur le carburant

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, l'avait promis en décembre : la taxe régionale sur le carburant va baisser de 20% sur son territoire. Comme toutes les régions, sa collectivité perçoit chaque année une part de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, ex-TIPP). 

Selon Laurent Wauquiez, cette baisse de taxe représentera un manque à gagner d'environ 17 millions d'euros pour sa région, qui percevait une recette de "85 millions d'euros" en moyenne. "Pour chaque plein effectué, les automobilistes bénéficieront d'une baisse de dix centimes, avait-il annoncé. C'est très symbolique et j'en suis conscient."

Cette taxe reste en revanche identique pour toutes les autres régions.