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Pénurie de carburant : de nouvelles réquisitions à la raffinerie de Feyzin alors que la grève se poursuit

Trois sites de TotalEnergies ont voté la poursuite de la grève, dont le dépôt de carburant de Feyzin dans le Rhône. De nouvelles réquisitions ont lieu ce mercredi. 

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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Des camions citernes entrent dans le dépôt de Feyzin, le 17 octobre 2022.  (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

À l'appel de la CGT, les salariés de TotalEnergies se prononcent mercredi 19 octobre au matin sur la reconduction du mouvement de grève qui dure depuis trois semaines dans les raffineries et dépôts de carburant du groupe pétrolier. Selon les informations de franceinfo, au moins trois des sites du groupe ont voté en faveur du maintien de la grève jusqu'à la mi-journée, à l'occasion d'assemblées générales qui se sont tenues tôt le matin.

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La grève est donc reconduite à la raffinerie de Gonfreville-L'Orcher (Seine-Maritime), au dépôt de carburant de Feyzin (Rhône) et au dépôt de carburant de Flandres, près de Dunkerque, dans le Nord, confirme Eric Sellini, coordinateur national de la CGT TotalEnergies à franceinfo. On ne connaît pas encore le résultat des votes des salariés pour les autres sites pétroliers de TotalEnergies, la raffinerie de Donges, et les bioraffineries de Grandpuits et La Mède.

La crainte des vacances

À Feyzin, de nouvelles réquisitions de personnels ont lieu ce mercredi, a appris un journaliste de franceinfo sur place. 10 salariés du site de stockage vont devoir faciliter la distribution des carburants vers les stations-service de la région. Une cinquantaine de camions remplis de carburant doivent quitter le dépôt de Feyzin.

"On s'étonne un peu de la manière dont ça a été fait", réagit Antoine Lopez, délégué CGT. "Trois personnes ont été réquisitionnées ce matin à 6 heures sur le site et sept ont été prévenues hier. Les syndicats n’ont pas été avertis par mail, juste oralement", explique-t-il aussi. Selon lui, c'est l'arrivée des vacances prochaines qui motive ces décisions : "Le préfet a peur de manquer et il va au-dessus des réquisitions légales. C’est briser le droit de grève de faire cette réquisition de trois personnes supplémentaires."

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